Jacques Rivière
SESSION 1 : Création et esthétique
Présidence : Ariane Charton
Rivière et les arts plastiques : une critique de précision par Dominique Vaugeois (Université Rennes 2, CELLAM)
Le Flow de l’écriture : essai de transcription dynamique et de reconstitution de l’écriture du chapitre XIV de Florence de Jacques Rivière par Jean-Marc Quaranta (Université d’Aix-Marseille)
SESSION 2 : Autour d’Aimée et de Florence
Présidence : Stéphane Chaudier
Rivière penseur du roman : de quoi l’aventure est-elle le nom ? par Stéphane Chaudier (Université de Lille)
Relire Aimée. Tout contre le roman sentimental ? par Hélène Baty-Delalande (Université Rennes 2, Cellam)
Jacques Rivière fut-il lui-même un créateur : que faire d’Aimée ? par Michel Bertrand (AMU, Cielam) – communication lue par Stéphane Chaudier
Mardi 28 octobre 2025
SESSION 3 : Esthétique musicale
Présidence : Hélène Baty-Delalande
Des « mœurs de l’amour » au « dévouement à la chose » : la portée heuristique de la critique musicale de Jacques Rivière par Isabelle Perreault (Paris Sorbonne nouvelle)
Jacques Rivière et l’œuvre de Debussy par Émilie de Fautereau Vassel (Paris Sorbonne Université – CELLF)
Les vérités générales de la musique selon Rivière. Du style définitoire dans la quatrième section des Etudes, « Des musiciens » par Augustin Voegele (Université de Haute-Alsace III)
SESSION 4 : Penser la littérature
Présidence : Jean-Marc Quaranta
« L’obsession de la connaissance » chez Jacques Rivière : une lecture inquiète de Charles Du Bos par Cécile Yapaudjian-Labat (Université de Saint-Etienne)
Rivière penseur du roman : de quoi l’aventure est-elle le nom ? par Stéphane Chaudier (Université de Lille)
SESSION 5 : Critique et politique
Présidence : Cécile Yapaudjian-Labat
Gide-Rivière : correspondance(s) par Paola Codazzi (fondation Catherine Gide et Université de Haute-Alsace)
Jacques Rivière « en flagrant délit » : le directeur de « La NRF » sous le regard des avant-gardes par Alix Tubman-Mary (université de Poitiers, FoRELLIS)
Les relations de Jacques Rivière avec Aline Mayrisch-de Saint-Hubert et ses collaborations engagées au Luxemburger Zeitung par Germaine Goetzinger (historienne et cofondatrice du Centre national de littérature du Luxembourg)
En quoi la critique littéraire de Jacques Rivière permet-elle de penser ce dont parle le roman d’aujourd’hui ? par Arnaud Duchemin (enseignant à Nancy)
Bilan du colloque et remise du prix Jacques Rivière par Agathe Corre-Rivière
Fertility, contribution of the maternal inheritance
Monday 16th June 2025
First Session: From Soma to Germline: oocyte dormancy establishment
Chair: Elvan Böke
Jasmin Rettkowski (ETH Zurich): Stem Cells dormancy
Katsuhiko Hayashi (Osaka University, Japan): Germ Stem Cells culture to produce oocytes
First Session: From Soma to Germline: oocyte dormancy establishment
Chair: Elvan Böke
Jean-René Huynh (CIRB, France): Evolutionary Adaptations to Cellular Constraints in Meiotic Chromosome Pairing
Second Session: Establishing Maternal Reserves
Chair: Marie-Hélène Verlhac
Yaniv Elkouby (The Hebrew University of Jerusalem, Israël): Divisions of the germline cyst in Zebrafish
Petr Svoboda (Institute of Molecular Genetics, Praha): Small RNAs in oocytes
Second Session: Establishing Maternal Reserves
Chair: Marie-Hélène Verlhac
Geraldine Seydoux (Johns Hopkins School of Medicine, USA): Cytoplasm RNA dynamics in c. elegans
Arnaud Hubstenberger (IBV, France): Phase Separation of RNPs in c. elegans
Florence Marlow (Icahn School of Medicine at Mount Sinai, USA): Oocyte polarity
Second Session: Establishing Maternal Reserves
Chair: Marie-Hélène Verlhac
Short Talks selected on abstracts
Avishag Mytlis, Hebrew university of Jerusalem (on Zoom): The Zygotene Cilium Regulates Meiosis, Germ Cell Development, and Fertility in Zebrafish, Mice, and Humans
Karin Levy, Hebrew university of Jerusalem: Coordination of meiosis by nuclear-dependent Plk1 centrosome regulation co-organizes oocyte cellular compartments
Stephanie Rosswag de Souza, CRG Barcelona: Unraveling unique features of transcription and translation in oocytes
Anahi Molla-Herman, CIRB Collège de France: H2Av controls genome integrity and fertility in Drosophila female germline
Noemi Zollo, CIRB Collège de France: A novel RNP compartment boosts translation in growing mouse oocytes to avoid cytoplasm dilution
Antoine Guichet, IJM Paris: A dual system involving the nuclear envelope and membrane cortex ensures that the nucleus is anchored asymmetrically in the Drosophila oocyte
Yamiini Vadapalli, Max Planck Institute for Multidisciplinary Sciences: Actin and microtubules cooperate in chromosome capture during oocyte meiosis
Andrea Pauli (IMP, Austria): Life’s first kiss – what do we miss?
Tuesday 17th June 2025
Third Session: Preserving maternal stores via asymmetric divisions
Chair: Jean-René Huynh
Eva Hoffmann (University of Copenhagen, Denmark): Oocyte aneuploïdy
Karen Schindler (University of Rutgers, USA): Oocyte acentriolar Spindle Assembly
Third Session: Preserving maternal stores via asymmetric divisions
Chair: Jean-René Huynh
Michaël Lampson (University of Pennsylvania, USA): Meiotic drive during oocyte divisions
Third Session: Preserving maternal stores via asymmetric divisions
Chair: Jean-René Huynh
Carl-Philip Heisenberg (ISTA, Austria): Establishing oocyte polarity
Marie-Emilie Terret (CIRB, France): Biophysics of oocyte divisions
Third Session: Preserving maternal stores via asymmetric divisions
Chair: Jean-René Huynh
Short Talks selected on abstracts
Katja Wassmann, IJM Paris: Coordinating Chromosome Segregation with Cell Cycle Progression in Oocyte Meiosis
Thierry Lorca, CRBM Montpellier: Role of Gwl in regulating both Erp1 stabilization and Cdk1-APC/C activities, ensuring proper meiotic progression.
Tommaso Cavazza, University of Zurich: Parental genome unification is error prone in mammalian embryos
Christopher Thomas, IBDM Marseille: Revealing the Secrets of Ovulation
Marzia Munafo, EMBL Rome: Precision genetic perturbations reveal the functional role of chromatin marks in oogenesis and inheritance
Rose Bulteau, CIRB Collège de France: Atomic Force Microscopy reveals differences in mechanical properties linked to cortical structure in mouse and human oocytes
Volodymyr Porokh, Masaryk University, Faculty of Medicine: Zygotic spindle orientation – biparental contribution to genetic stability
Melina Schuh (Max Planck, Germany): Mammalian oocyte divisions
Dimanche 8 juin 2025, 20h30 – Le Balcon
Bhakti, composé en 1982, est une œuvre majeure de Jonathan Harvey. Considérée comme une œuvre emblématique du répertoire de musique mixte (mêlant écriture instrumentale et électronique), elle s’inspire largement de la poésie des textes sacrés indiens (en particulier du Rigveda), vieux de quatre mille ans. Chaque partie de Bhakti est ponctuée par une citation directe de ces hymnes, Harvey les considérant comme des clés vers une conscience transcendante. Bhakti fait référence à un concept fondamental de l’hindouisme, qui signifie « dévotion » ou « amour de Dieu ».
Jonathan Harvey (1939-2012)
Bhakti (1982) pour ensemble de quinze instrumentistes et bande quadriphonique
Le Balcon
Augustin Muller Électronique musicale
Claire Luquiens Flûte
Quentin d’Haussy Hautbois
Iris Zerdoud Clarinette
Mayuko Tanaka Clarinette basse
Joël Lasry Cor
Noé Nillni Trompette
Geoffray Proye Trombone
Alain Muller Piano, glockenspiel
Laurence Meisterlin & Tristan Glairacq Percussions
Amandine Coudry-Herlin Harpe
You Jung Han, Eun Joo Lee,
Julia Sa-Rang Kim violon
Vladimir Percevic Alto
Askar Ishangaliyev Violoncelle
Maxime Pascal direction
Ce concert sera diffusé en direct sur cette page et la page d’accueil, ainsi que sur medici.tv
Dimanche 8 juin 2025, 19h – Ensemble Ecoute
L’Ensemble Écoute consacre ce concert à la musique spectrale, un courant majeur de la musique contemporaine, développé principalement en France à partir des années 1970. Ce programme met en lumière des chefs-d’œuvre de trois figures emblématiques de ce mouvement : Gérard Grisey, Tristan Murail et Philippe Hurel.
Les trois œuvres présentées — Talea, La machine et les herbes folles, La Barque mystique et Pour Luigi — illustrent la richesse musicale du spectralisme, dès harmonies riches et colorées de Murail, aux rythmes groovés et envoûtants de Pour Luigi, en passant par la force et l’intensité de Talea, chaque pièce témoigne de la diversité et de la profondeur de ce mouvement.
Pour enrichir ce programme et offrir une opportunité de découvrir des jeunes talents, l’Ensemble Écoute interprétera Blur, une œuvre révisée spécialement pour ce concert, de la compositrice coréenne Imsu Choi, artiste en résidence à la Fondation Singer-Polignac. S’inspirant de la musique spectrale, cette pièce aux sonorités intimistes et délicates reflète l’influence de ce courant dans les générations actuelles.
Gérard Grisey (1946-1998)
Talea ou la machine et les herbes folles
Tristan Murail (né en 1947)
La Barque mystique
Imsu Choi (née en 1991)
Blur
Philippe Hurel (né en 1955)
Pour Luigi
Samuel Casale flûte
Martin Adámek clarinette
Orlando Bass piano
Rachel Koblyakov violon
Emmanuel Acurero violoncelle
Fernando Palomeque direction musicale
Samedi 7 juin 2025, 21h – Trio Zadig
Chaque concert est une aventure, un espace où l’on façonne une narration sonore. Ce programme, nous l’avons construit autour de contrastes forts, entre modernité et romantisme, urgence et contemplation.
« Triage » de Rafael Catalá est une œuvre qui bouscule nos repères. Son langage incisif, parfois brut, parfois évanescent, nous plonge dans une matière sonore vivante, imprévisible. Jouer cette musique, c’est accepter de perdre pied, de laisser surgir l’inattendu.
Avec Mendelssohn, on retrouve une énergie différente. Son Trio en do mineur, à l’origine écrit pour violon, alto et piano, nous a fascinés par sa vitalité et sa richesse d’écriture. Nous avons voulu lui donner une nouvelle couleur en le transcrivant pour la formation classique du trio avec piano, avec l’envie d’explorer son souffle dramatique sous un autre éclairage.
Enfin, le premier trio de Robert Schumann est une musique en clair-obscur, où l’élan passionné se heurte sans cesse à des moments d’introspection presque suspendus. L’écriture est intense, traversée de contrastes saisissants, avec cette urgence qui le caractérise, toujours entre équilibre et vertige.
Trois œuvres, trois univers qui, chacun à leur manière, interrogent la manière dont la musique peut exprimer le trouble, l’élan et l’inattendu.
Rafael Catalá (né en 1960)
Triage
Felix Mendelssohn (1809-1847)
Trio en do mineur pour piano, violon et alto MWV Q3 (transcription du Trio Zadig pour piano, violon et violoncelle)
Allegro
Scherzo
Adagio
Allegro
Robert Schumann (1810-1856)
Trio pour piano et cordes en ré mineur n°1 opus 63
« Mit Energie und Leidenschaft »
« Lebhaft, doch nicht zu rasch »
« Langsam, mit Inniger Empfindungen »
« Mit Feuer »
Guillaume Vincent piano
Miclen Laipang violon
Marc Girard Garcia violoncelle
Samedi 7 juin 2025, 19h – Les Illuminations
Vera vita viva !
Archipel des murmures
L’ensemble Les Illuminations poursuit son projet Prisme-s, dont la pierre angulaire est Messagesquisse de Pierre Boulez. Après Nuits d’Othman Louati, il étoffe sa collection de commandes à des compositeurs d’aujourd’hui autour du violoncelle concertant en invitant cette fois-ci Claire-Mélanie Sinnhuber qui imagine une pièce dont l’effectif de cinq instruments crée un étrange mélange protéiforme à travers des timbres convoquant des imaginaires variés. Outre la polyphonie frottée, l’accordéon résonne avec un clavecin ancré dans le baroque, entre profane et sacré, Occident et Extrême-Orient. Autour de cette création, ce programme « Vera vita viva ! – Archipel des murmures » mêle époques et esthétiques musicales, convoquant des compositrices qui ont toutes repoussé les limites de leur temps. Se tisse ainsi un fil ininterrompu entre la liberté d’écriture baroque d’Élisabeth Jacquet de la Guerre, la poésie sonore de Kaija Saariaho, la fougue romantique d’Ethel Smyth et l’art du silence de Sofia Goubaïdoulina.
Sofia Gubaidulina (née en 1931)
Silenzio pour accordéon, violon et violoncelle : mouvement I
Elizabeth Jacquet de la Guerre (1665-1729)
Prélude non mesuré en ré mineur pour clavecin
Kaija Saariaho (1952-2023)
Papillon I pour violoncelle seul
Elisabeth Jacquet de la Guerre
Sonate pour violon et clavecin en ré mineur : adagio I et presto I
Kaija Saariaho
Papillon II pour violoncelle seul
Elisabeth Jacquet de la Guerre
Sonate pour violon et clavecin en ré mineur : presto II
Kaija Saariaho
Papillon III pour violoncelle seul
Dame Ethel Smyth (1858-1944)
Trio à cordes en ré majeur opus 6 : mouvement III
Sofia Gubaidulina
Silenzio pour accordéon, violon et violoncelle : mouvements II et III
Kaija Saariaho
Papillon IV, V, VI, VII pour violoncelle seul
Claire-Mélanie Sinnhuber (née en 1973)
Vera vita viva ! création mondiale pour violoncelle concertant, violon, alto, accordéon et clavecin
Iris Scialom violon
Louise Desjardins alto
Jesús Noguera Guillén clavecin
Jonas Vozbutas accordéon
Aurélie Allexandre d’Albronn violoncelle et direction artistique
Vendredi 6 juin 2025, 21h – Adrien La Marca, Quatuor Agate, Jérémie Moreau
Adrien La MarcaAprès avoir exploré l’ensemble du répertoire de Johannes Brahms pour mon instrument, et poussé cette exploration jusqu’aux trios op. 114 pour clarinette et op. 40 pour cor, sans oublier les célèbres sonates op. 120, il m’a paru tout naturel de m’attaquer, pour la première fois, à l’un de ses chefs-d’œuvre majeurs : le quintette pour clarinette et cordes op. 115.
Ayant joué cette œuvre à plusieurs reprises à la partie d’alto, l’aborder du point de vue de la clarinette s’avère être une aventure aussi enrichissante que stimulante. Cette perspective me permet d’offrir une lecture totalement nouvelle du quintette, à la fois plus intime et plus complexe, à la manière d’un « troisième » quintette à deux altos (après les op. 88 et 111).
Brahms lui-même ayant transcrit ces pièces pour alto, il me semble tout à fait légitime de découvrir son œuvre sous cet angle. C’est donc avec une grande excitation que je me plonge dans cette nouvelle interprétation, aux côtés du Quatuor Agate avec lequel j’ai l’immense plaisir de travailler.
Pour la sonate op. 120 n°1, qui s’harmonise parfaitement avec le quintette, tant sur le plan dramatique qu’harmonique, j’ai choisi de jouer avec Jérémie Moreau au piano. Connaissant bien sa famille et ayant déjà joué avec ses frères et sa sœur, j’ai eu plusieurs occasions d’entendre Jérémie et suis particulièrement impatient de collaborer avec ce talentueux pianiste, disciple d’András Schiff.
C’est au cœur de la Fondation Singer-Polignac, où je suis en résidence depuis de nombreuses années, et dans le cadre de son festival, que ces collaborations prendront vie. Ce lieu, empreint d’histoire et d’inspiration, est l’écrin idéal pour accueillir des artistes jeunes mais déjà d’une grande maturité, et créer ensemble de nouvelles expériences musicales. Ce programme sera repris dans quelques festivals cet été, en espérant de tout coeur qu’il pourra perdurer et être présenté à d’autres occasions dans le futur, afin que ces oeuvres iconiques continuent d’inspirer le public.
Je me réjouis de cette soirée qui marquera de nombreuses premières et j’ai particulièrement hâte de la partager avec vous.
Johannes Brahms (1833-1897)
Sonate pour alto et piano opus 120 no 1 (1895)
Allegro appassionato
Andante un poco adagio
Allegretto grazioso
Vivace
Quintette pour clarinette et cordes en si mineur opus 115 (arrangement pour alto et cordes par Brahms, 1891–92)
Allegro
Adagio
Andantino
Con moto
Adrien La Marca alto
Jérémie Moreau piano
Ce concert sera diffusé en direct sur cette page et la page d’accueil
Vendredi 6 juin, 19h – Arthur Hinnewinkel, Emmanuel Coppey, Stéphanie Huang
Amis de longue date, Arthur, Emmanuel et Stéphanie ont conçu ce programme autour de deux œuvres emblématiques de la musique de chambre de Brahms.
La Sonate pour violon et piano n°3 op. 108, est en ré mineur, une tonalité chère au compositeur, en particulier dans son écriture pour le violon. Contemporaine de la Sonate n°2, elle s’en distingue fortement par son caractère beaucoup plus sombre et par une écriture très concertante pour les deux instruments. Malgré son aspect brillant, elle met en avant des moments de grande intériorité sotto voce, un scherzo con sentimento empreint d’humour, de légèreté mais aussi de mélancolie, un mouvement lent bouleversant qui s’impose comme un cri du cœur, et un finale très virtuose.
Le deuxième trio, également contemporain de la Sonate n°3, est en do majeur, une tonalité propice au caractère giocoso du finale. Il exploite fréquemment les cordes à l’unisson, qui s’opposent au piano. Le premier mouvement, en ternaire, est marqué par de nombreux jeux rythmiques, décalages et hémioles. Le deuxième mouvement, un bouleversant thème et variations, illustre l’influence de la musique hongroise sur Brahms, influencé par son amitié avec le grand violoniste Joseph Joachim, créateur de ce trio et figure incontournable dans l’imaginaire de Brahms lorsqu’il écrit pour les cordes.
Le scherzo, plus tragique, fait écho à l’atmosphère de la Troisième Sonate tout en développant un caractère fantomatique et aérien qui évoque les scherzi de Mendelssohn. Enfin, le finale, plus ambigu, affirme le caractère joyeux du do majeur tout en proposant une écriture exigeante pour la formation, qui s’intensifie jusqu’à la fin dans une longue coda.
En écho à ces deux œuvres majeures, le programme se conclut par un arrangement inédit réalisé par Emmanuel Coppey de la Romance sans paroles op. 30 n°6 de Mendelssohn. Écrites à l’origine pour piano, les Romances sans paroles ont été arrangées de nombreuses fois pour duo, notamment par Ferdinand David, ami et dédicataire de nombreuses œuvres de Mendelssohn, qui les a adaptées pour violon et piano. Cette version pour trio ajoute une dimension de profondeur et de dialogue entre les voix, soulignant la beauté et l’intimité de cette « chanson du gondolier », inspirée d’un voyage à Venise, empreinte de mélancolie et de magnifiques surprises harmoniques.
Johannes Brahms (1833-1897)
Sonate pour violon et piano no 3 en ré mineur opus 108
Allegro alla breve
Adagio
Un poco presto e con sentimento
Presto agitato
Trio n°2 pour piano, violon et violoncelle en ut majeur opus 87
Allegro
Andante con moto
Scherzo
Allegro giocoso
Felix Mendelssohn (1809-1847)
Romance sans parole opus 30 n°6 (arrangement pour trio par Emmanuel Coppey)
Arthur Hinnewinkel piano
Emmanuel Coppey violon
Stéphanie Huang violoncelle
Ensemble Écoute
Créé en 2015 à l’initiative de Fernando Palomeque et d’Alex Nante, l’Ensemble Écoute a pour mission principale de créer et de diffuser la musique de jeunes compositeurs et compositrices. Dans le cadre de résidences artistiques de longue durée, l’ensemble les invite à participer à plusieurs types de projets : concerts, installations, opéras, projets pédagogiques et enregistrements. Dans ces projets, la création dialogue toujours avec le répertoire historiquement célèbre de la fin du XXe siècle en incluant des œuvres de Grisey, Murail, Birtwistle, Stockhausen, Saunders, entre autres. Actuellement, il accueille Manon Lepauvre et Alexandre Jamar, ayant précédemment invité Dahae Boo, Naoki Sakata et Mathieu Bonilla.
Au-delà de ces résidences, l’ensemble intègre dans chacune de ses productions la commande d’une création d’un jeune compositeur ou compositrice. À ce jour, de nouvelles pièces de Sofia Avramidou, Imsu Choi, Omer Barash, Sara Caneva, Alex Nante, Nikolet Burzyńska, Tomás Bordalejo, Dzovinar Mikirditsian, Charles Peck, et Nicolas Roulive, parmi d’autres, ont été programmées.
Pour élargir son champ d’action dans la création contemporaine et s’adresser à un public plus large et divers, l’Ensemble Écoute crée de nombreux projets pluridisciplinaires. Grâce à des collaborations avec le GMEM, POUSH, Compagnie Ficta, ainsi qu’avec des chorégraphes et des danseurs, l’ensemble propose des projets mêlant musique, vidéo, arts plastiques, théâtre, danse et cinéma.
En 2025, à l’occasion des célébrations de ses dix ans, l’ensemble mène deux de ses projets les plus marquants : FURRER70, incluant la création française de la pièce de théâtre musical Begehren, diffusée par France Musique, ainsi que l’organisation de Live Act, une académie trinationale de musique contemporaine à Görlitz (Allemagne). Cette académie accueille une trentaine d’interprètes et de compositeurs autour d’un lieu historique, le Stalag VIII-A, et de la figure d’Olivier Messiaen, captif dans ce camp où il composa le Quatuor pour la fin du Temps.
Sa production discographique comprend le disque Creo (Scala Music), dédié à la musique de ses compositeurs en résidence, paru en octobre 2023, ainsi que Souffles I : Anima (B.Records, 2026), disque monographique dédié à la musique d’Alex Nante. Les deux albums ont été chaleureusement accueillis par la presse spécialisée (5 Diapasons par le magazine Diapason).
L’ensemble a été invité à participer à plusieurs festivals tels que : Action ! Création ! (France Musique), Aux Armes, Contemporains !, les festivals Singer-Polignac, de l’Épau, Messiaen-Tage, le Festival Européen Jeunes Talents, la Scène ouverte de l’Orchestre de Chambre de Paris et les Journées européennes du Patrimoine. Il a été l’un des cinq ensembles à être invité à Ia 1e Académie-Résidence organisée par l’Ensemble Modern à Francfort.
La collaboration avec des compositeurs et des institutions à l’international est toujours au cœur des activités de l’ensemble. Il a réalisé des tournées aux États-Unis, en Allemagne, en Pologne, en Corée du Sud, au Royaume-Uni, en Irlande et en Argentine. Des tournées sont prévues pour les prochaines saisons en Corée, au Canada, au Brésil et au Japon.
Son implication en faveur de la création musicale contemporaine l’a conduit à créer en 2016 le Concours de composition Ensemble Écoute. Chaque année, il convie plusieurs personnalités du monde musical contemporain à intégrer le jury du concours (Gérard Pesson, Martin Matalon, Alessandro Solbiati, Stefano Gervasoni, Bernard Cavanna, Jean- Philippe Wurtz en ont fait partie parmi autres) qui compte un nombre grandissant de candidats depuis sa première édition.
L’ensemble est constitué de jeunes musiciens de nombreuses nationalités, issus principalement du programme Diplôme d’Artiste Interprète (DAI) — répertoire contemporain du Conservatoire National de Musique de Paris (CNSMDP), ainsi que d’autres grandes institutions de formation musicale supérieure européenne.
Il a été ensemble en résidence à la Cité Universitaire pendant quatre ans, puis à la Cité internationale des Arts de Paris entre 2018 et 2020.
Depuis juillet 2024, l’Ensemble Écoute est accueilli en résidence à la Fondation Singer-Polignac.
L’Ensemble Écoute est soutenu par la Caisse des Dépôts (mécène principal), la DRAC, la SACEM, la SPEDIDAM, Ernst von Siemens Musikstifftung, les Fonds Impuls Neue Musik, Diaphonique, le Centre National de la Musique (CNM), ProHelvetia, la Maison de la Musique Contemporaine, la Mairie de Paris, la Kagel-Burghardt Stiftung, et la Fondation Peter Eötvös, parmi autres.
Il est sous la direction artistique de Fernando Palomeque.
photo : Hugo Warynski
Fernando Palomeque direction

Chef d’orchestre et pianiste (Buenos Aires, 1990), il est l’un des musiciens argentins les plus reconnus de sa génération. Son répertoire très vaste s’étend du baroque à la musique contemporaine, domaine auquel il consacre la majeure partie de son travail. Il est diplômé du Conservatoire Supérieur de Musique de Paris en DAI (Post-Master) et a obtenu un Master en direction d’orchestre à la Robert Schumann Hochschule de Düsseldorf sous la direction de Rüdiger Bohn. Par ailleurs, il a suivi une spécialisation en direction de répertoire contemporain auprès de Jean-Philippe Wurtz au Conservatoire de Strasbourg. Son engagement en faveur de cette musique l’a conduit à travailler avec des ensembles parmi les plus prestigieux au monde, tels que l’Ensemble Intercontemporain, Klangforum Wien, l’Ensemble Musikfabrik ou encore l’Ensemble Modern. Depuis 2021, il fait partie du projet « Young Promising Conductors » du réseau Ulysses et, récemment, il a remporté le 3e prix au IIIe Concours International de Direction « Città di Brescia ».
Directeur musical et artistique de l’Ensemble Écoute de Paris, il a dirigé des orchestres tels que la Dortmunder Philharmoniker, l’Orchestra di Padova e del Veneto, la Staatsorchester Rheinische Philharmonie, l’Orchestre Symphonique National d’Argentine, l’Orchestre Philharmonique de Zagreb (Croatie), la Duisburger Philharmoniker, la Danubia Orchestre Obuda de Budapest, la Sinfonieorchester Wuppertal, l’Orchestre Académique du Théâtre Colón, l’Anhaltische Philharmonie, la Neue Philharmonie Westfalen et le Bergischen Sinfonikern en Allemagne, ainsi que l’Orchestre OTM de New Jersey et la Filarmonica Dinu Lipatti (Roumanie).
Au-delà des ensembles déjà cités, il a également dirigé l’Ensemble Multilateral et Ars Nova en France, le Divertimento Ensemble et Dedalo Ensemble en Italie, entre autres.
Il a assisté Johannes Kalitzke lors d’une production de Klangforum Wien en 2024, ainsi que Sofi Jeannin dans une production de l’opéra « Die Jasager » à Radio France. En 2021, il a été chef assistant de Toby Purser à la Vienna Opera Academy pour des productions de Così fan tutte, La Traviata et Rigoletto.
En 2017, il fait ses débuts en tant que chef d’orchestre aux États-Unis, en dirigeant Cendrillon de G. Rossini, son premier opéra complet, avec l’Opéra Theater of Montclair dans le New Jersey.
Il a été sélectionné pour participer comme chef d’orchestre actif aux masterclasses de Peter Eötvös, au 57e Weimar Meisterkurse, à la Lucerne Festival Academy, et au XV Corso di Direzione di Orchestra à Milan, sous la direction de professeurs tels que Peter Eötvös, Nicolas Pasquet, Mark Heron, Marco Angius, Pedro Ignacio Calderón, Gregory Vajdas et Emmanuel Siffert, parmi d’autres.
Par ailleurs, il s’est produit dans des salles prestigieuses d’Europe, d’Amérique du Nord, d’Amérique latine et d’Asie, telles que la Maison de la Radio, le Kennedy Center, le Théâtre Colón, le Studio Ansermet de Radio Suisse, entre autres.
photo : Federico Ventosinos
