Quatuor Elmire et Quatuor Ebène – 6 juin 2026, 21h

Ce concert marque la fin de la résidence du Quatuor Elmire au sein de la Fondation Singer-Polignac. Les musiciens ont choisi d’interpréter un quatuor de Beethoven à qui ils dédient leur premier album paru cet hiver (Scala Music). Ils seront rejoints sur scène par leur mentor le Quatuor Ebène, auprès de qui ils étudient à la Hochschule für Musik und Theater de Munich.

Ce programme met en regard deux œuvres emblématiques de la musique de chambre du début du XIXᵉ siècle, révélatrices de moments décisifs dans l’évolution du langage de leurs compositeurs.

Dernier des quatuors dits « Razoumovski », le Quatuor à cordes op. 59 n°3 de Beethoven témoigne d’une profonde transformation de l’écriture chambriste. L’architecture formelle y gagne en ampleur et en liberté, tandis que le travail thématique et contrapuntique renforce la tension dramatique de l’ensemble. Le finale, d’une énergie rythmique singulière, pousse à son paroxysme l’élan moteur de l’œuvre et annonce certaines audaces des périodes ultérieures.

Composé en 1825, l’Octuor pour cordes de Mendelssohn frappe par sa maturité exceptionnelle. Pensé comme une œuvre symphonique pour huit instruments solistes, il conjugue clarté polyphonique, richesse de textures et vitalité collective. L’Octuor illustre avec éclat l’équilibre entre héritage classique et sensibilité romantique naissante, tout en affirmant une écriture résolument tournée vers le dialogue et l’élan commun.

Ludwig van Beethoven (1770-1827)

Quatuor à cordes n°9 en do majeur opus 59 n°3

  • Andante con moto – Allegro vivace
  • Andante con moto quasi allegretto
  • Menuetto Grazioso, 
  • Allegro molto

Felix Mendelssohn (1809-1847)

Octuor à cordes en mi bémol opus 20

  • Allegro moderato
  • Andante
  • Scherzo
  • Presto

Quatuor Elmire

David Petrlik, Yoan Brakha violon

Hortense Fourrier alto

Rémi Carlon violoncelle

Quatuor Ebène

Pierre Colombet, Gabriel Le Magadure violon

Marie Chilemme alto

Yuya Okamoto violoncelle

Ensemble Astera et Guillaume Bellom – 5 juin 2026, 21h

De la clarté classique de Mozart à l’esprit pétillant de Poulenc, en passant par les couleurs subtiles de Caplet, ce programme explore plus d’un siècle de musique à travers le dialogue intime entre vents et piano. Ils se répondent, se fondent ou s’opposent, offrant une palette sonore d’une richesse exceptionnelle.

Composé en 1784, le quintette pour vents et piano KV 452 de Mozart est l’une des œuvres de musique de chambre que Mozart tenait en plus haute estime. Il y réalise un équilibre parfait entre le piano et les vents, aucun instrument ne prenant durablement le dessus. L’écriture, d’une élégance lumineuse, met en valeur la personnalité de chaque timbre tout en conservant une unité remarquable. Le célèbre Larghetto central, d’un lyrisme apaisé, constitue le cœur expressif de l’œuvre.

Le quintette pour vents et piano d’André Caplet a été écrit autour de 1898-1899 alors que le compositeur était encore étudiant au Conservatoire de Paris. Dans cette pièce, il propose une musique d’une grande finesse, où la recherche de couleur et de transparence occupe une place centrale, dans une esthétique proche de l’impressionnisme français. Sans jamais céder à l’effet, l’écriture privilégie la souplesse des lignes et la subtilité des équilibres. Les vents s’entrelacent dans un dialogue constamment renouvelé, tandis que le piano, loin d’un simple rôle d’accompagnement, participe pleinement à la construction du discours. L’œuvre installe une atmosphère suspendue, intimiste, qui invite à une écoute attentive et contemplative.

Le sextuor pour vents et piano de Poulenc a été composé principalement entre 1931 et 1932 (avec une révision importante en 1939). Œuvre emblématique du compositeur, elle déborde d’énergie, d’humour et de contrastes. Les changements de caractère sont brusques, parfois espiègles, parfois profondément lyriques. Le piano y tient un rôle moteur, presque orchestral, face à un ensemble de vents traité avec une virtuosité jubilatoire. Cette pièce, à la fois brillante et sensible, constitue une conclusion éclatante au concert.

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)

Quintette pour vents et piano en mi bémol majeur K. 452

  • Largo – Allegro moderato
  • Larghetto
  • Allegretto

André Caplet (1878-1925)

Quintette pour vents et piano

  • Allegro
  • Adagio
  • Scherzo. Très vite
  • Final. Allegro con fuoco

Francis Poulenc (1899-1963)

Sextuor pour vents et piano

  • Allegro vivace
  • Divertissement
  • Finale

Ensemble Astera

Coline Richard flûte

Moritz Roelcke clarinette

Gabriel Potier cor

Jeremy Bager basson

Yann Thenet hautbois

Guillaume Bellom piano

photo : © Les Mélèzes_Matthieu Joffres

Tranquilles coeurs – 4 juin 2026, 20h

Après la dévastation de la guerre de Trente Ans (1618-1648), les cours allemandes en reconstruction prennent pour modèle de raffinement et de pouvoir la cour de Louis XIV. Cet attrait pour la culture française se manifeste par l’embauche de nombreux musiciens et maîtres à danser venus de France. La danse à la française, avec ses ballets somptueux et ses codes rigoureux, occupe un rôle central dans la vie de cour et imprègne à son tour l’écriture et le jeu instrumental des musiciens allemands. Des compositeurs tels que Johann Fischer écrivent ainsi de nombreuses ouvertures et suites de danses à la française, en prenant la musique de Jean-Baptiste Lully, surintendant de la musique de Louis XIV, comme modèle absolu.

L’engouement est tel que les œuvres scéniques de Lully sont largement jouées et copiées dans l’Empire, et font l’objet de transcriptions pour la viole de gambe et pour le clavier. Cet engouement et cette transmission du style français dans la musique de clavier s’étendait également à la musique d’orgue, comme en témoignent les nombreuses copies allemandes de pièces de compositeurs tels que Jacques Boyvin.

L’intérêt des musiciens germaniques pour le style français ne se limite cependant pas à la musique pour le théâtre ou pour la chambre : des œuvres sacrées françaises, telles que les motets d’André Campra, figurent dans de nombreuses bibliothèques de cour allemandes et furent sans doute exécutées, notamment à la chapelle catholique de la cour de Dresde.

A la chambre, au théâtre, à l’église, le style français imprègne donc tous les domaines musicaux en Allemagne. C’est cette interaction, parfois mêlée au Stylus fantasticus de l’Allemagne du Nord, qui nous a fascinées.

Jean-Baptiste Lully (1632-1687)

Triomphe de l’amour, ballet royal mis en musique (1681)

  • Tranquilles coeurs transcription anonyme en tablature de viole

Georg Böhm (1661-1733)

Herr Jesu Christ, dich zu uns wend (arrangement pour violon, viole et basse continue)

Jacques Boyvin (≈1649-1706)

Second Livre d’Orgue (1700) arrangement pour violon, viole et basse continue

  • Récit tendre

André Campra (1660-1744)

Motets à voix seule & deux dessus de violons, Livre Second (1699)

  • « Ecce Quam bonum »

Jean-Baptiste Lully

Armide, tragédie mise en musique (1686)

  • Entrée de la Gloire et de la Sagesse (transcription anonyme pour le clavecin)

Anonyme

Sonate

  • Suite 
  • Allemande 
  • Courant 
  • Ballet 
  • Sarabande 
  • Gigue

Jean-Baptiste Lully

Psyché, tragédie mise en musique (1671)

  • “Chacun est obligé d’aimer à son tour”

Triomphe de l’amour, ballet royal mis en musique (1681)

  • Entrée d’Apollon  – Transcription anonyme en tablature de viole

Johann Fischer (1646-1716)

Suite en sol mineur extraite de la Tafelmusik

  • Angloisse 
  • Gigue 
  • Menuet I & II 
  • Ballet

Jean-Baptiste Lully

Armide, tragédie mise en musique (1686)

  • Sourdines d’Armide – Transcription anonyme pour le clavecin

Grand Divertissement Royal de Versailles (1668)

  • Plainte de Cloris

Johann Philipp Krieger (1649-1725)

Cantate “Surgite cum gaudio”

Ensemble Théodora

Mariamielle Lamagat soprano

 Louise Ayrton violon

Alice Trocellier viole de gambe 

Lucie Chabard clavecin et orgue

photo : Hubert Caldaguès

Quatuor Magenta – 7 juin 2026, 21h

Œuvre emblématique du répertoire, le quatuor en mib de Fanny Mendelssohn présente une liberté formelle et expressive hors du commun. Musicienne précoce, elle jouit déjà d’une expérience considérable en 1834 lorsqu’elle entreprend la composition de ce quatuor, avec plus de 250 pièces à son actif, la plupart pour piano ou voix. Soucieuse des mœurs de l’époque, elle ne comptait pas publier son travail. Malgré cette confidentialité, ou peut-être grâce à elle, son quatuor est audacieux, intense et sincère. On remarque notamment son premier mouvement tout à fait singulier, doux et poétique, tel une introduction lente.

Un siècle plus tard, en 1938, une autre jeune femme écrit son premier quatuor à cordes. Grażyna Bacewicz, violoniste et compositrice polonaise, vient de passer quelques années à Paris auprès de Nadia Boulanger pour se perfectionner. Son œuvre est puissante, imagée et dramatique. On perçoit des influences françaises mais la pâte personnelle de Bacewicz est déjà bien présente, les pointes d’humour succédant aux jeux rythmiques et aux envolées lyriques. Elle use de modes de jeu divers avec virtuosité, créant des tableaux vivants et contrastants. Comme bien d’autres avant elle, elle écrira des quatuors tout au long de sa vie.

Bien qu’il ne semble pas qu’elle ait fréquenté son salon, Grażyna Bacewicz aurait pu rencontrer Winnaretta Singer, Princesse Edmond de Polignac, lors de son passage à Paris. La Jeune Fille de Raphaël Merlin, première commande du Quatuor Magenta, est un hommage à cette illustre personnalité du milieu musical du début du 20e siècle, sans qui un nombre important de chefs-d’œuvre n’auraient jamais vu le jour. Cette courte pièce, parsemée de citations et de clins d’œil, évoque la découverte de la musique de chambre de cette grande visionnaire et sa passion qui s’ensuivit.

Raphaël Merlin (né en 1982)

La Jeune Fille

commande du Quatuor Magenta, du Festival de La Chaise-Dieu, de la Fondation Singer-Polignac, de ProQuartet – Centre européen de musique de chambre et du Scotia Festival of Music

Grażyna Bacewicz (1909-1969)

Quatuor à cordes n°1

  • Moderato
  • Tema con variazioni
  • Vivo

Fanny Mendelssohn (1805-1847)

Quatuor à cordes en mi bémol majeur

  • Adagio ma non troppo
  • Allegretto
  • Romanze
  • Allegro molto vivace

Quatuor Magenta

Ida Derbesse, Elena Watson violon

Claire Pass-Lanneau alto

Fiona Robson violoncelle

Ensemble Théodora

Décrit comme « un des ensembles les plus prometteurs de la jeune scène baroque française » (Resmusica, août 2025), THÉODORA est un collectif de musique ancienne formé à la Royal Academy of Music de Londres, qui se réunit d’abord autour d’un amour partagé pour la musique française. Cristallisé autour d’un quatuor féminin, l’ensemble explore les liens entre nations européennes à l’époque baroque, avec une attention particulière portée aux compositeurs expatriés. Cette approche prend tout son sens au regard de son propre parcours : quatre Françaises vivant en Angleterre, touchées par l’expérience du déplacement et la richesse de rencontres interculturelles.

Aujourd’hui basé à Paris, l’ensemble est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2023, ainsi qu’à la Banque de France.

Depuis sa création, l’ensemble s’est illustré dans plusieurs rendez-vous majeurs de la scène musicale européenne : Festival Radio France de Montpellier, MA Brugge, Festival de La Chaise-Dieu, Oude Muziek Utrecht, Festival de Sablé-sur-Sarthe, Brighton Early Music Festival, La Folia, London Handel Festival. 

L’ensemble enregistre pour le label Alpha Classics, chez lequel un premier album paraît en février 2026. L’année 2026 verra également l’ensemble revenir vers sa passion initiale du répertoire français, à l’occasion d’un projet autour de Jean-Philippe Rameau en partenariat avec la Fondation Royaumont et les Saisons Baroques du Jura.

Engagé dans la médiation culturelle, THÉODORA collabore avec l’Université Paris Cité, organisant des concerts pour étudiants pendant leur pause déjeuner, afin de rendre la musique baroque accessible au plus grand nombre.

Mariamielle Lamagat soprano

 Louise Ayrton violon

Alice Trocellier viole de gambe 

Lucie Chabard clavecin et orgue

photo : Hubert Caldaguès / Alpha Classics

Ensemble Astera

L’Ensemble Astera est le quintette à vent lauréat du 1er Prix au Concours International de Musique de Chambre Carl Nielsen 2023.

Depuis 2019, soudés par leur amitié et animés d’une passion commune de la musique de chambre, ses musiciens ont à cœur de partager leur vision essentielle en tant que chambristes: le mélange des sons et des timbres de cinq instruments à vents dans un but d’unité et de recherche d’une grande dimension artistique.

Leurs différentes expériences auprès de grands orchestres internationaux enrichissent leur cohésion, leur sonorité unique et leur affinité musicale autour du quintette à vent. Ainsi, l’ensemble franco-suisse représente un véritable vent de fraîcheur dans le paysage classique. Mus par un enthousiasme insatiable, les musiciens mettent leurs énergies au service d’interprétations remarquables, émouvantes, réfléchies et engagées, en utilisant au maximum les possibilités sonores de leur formation. Fidèle à l’esprit d’ouverture que suggère son nom, l’Ensemble Astera s’enrichit volontiers d’un piano ou d’autres instruments, afin d’explorer les multiples facettes du répertoire de musique de chambre avec vents.

Comme en témoigne son Prix de la meilleure interprétation de la création au Concours Nielsen, le dynamisme artistique de l’ensemble se caractérise également par son approche du répertoire contemporain, et son désir majeur d’amener cette musique innovante dans les salles de concerts. C’est dans cette optique que l’ensemble a enregistré le quintette de Fazıl Say Alevi dedeler rakı masasında (2011) et est dédicataire de l’œuvre du compositeur suisse Kevin Juillerat Whirls, créée lors de l’été 2025.

L’Ensemble Astera se produit dans divers festivals et saisons musicales en Europe, comme par exemple le Lavaux Classic, le Festival de Pâques d’Aix-en-Provence, le Davos Festival, le festival de Radio France, les Rencontres Musicales d’Evian ou le festival Murten Classics. L’ensemble est également présent sur les ondes de France Musique, de la Radio Télévision Suisse, de Radio Classique ou encore de la Radio Danoise.

Depuis 2023, l’Ensemble Astera est Artiste résident à la Fondation Singer-Polignac à Paris.

Grâce à sa collaboration avec l’ingénieur du son Michael Seberich, et à la résidence offerte par St Columba’s Drimnin Trust en Ecosse, l’Ensemble Astera a enregistré en été 2024 son premier album consacré à Debussy, Nielsen, Say & Barber qui est paru en mai 2025 chez le label suisse Claves.

Coline Richard flûte

Moritz Roelcke clarinette

Gabriel Potier cor

Jeremy Bager basson

Yann Thenet hautbois

Photo : Sophie Williams

Trio Pantoum

Après presque dix ans d’existence, le Trio Pantoum s’impose aujourd’hui comme l’un des ensembles les plus recherchés de sa génération et s’est déjà produit sur les cinq continents.

Le nom Pantoum fait référence à une forme poétique d’origine malaise, reprise notamment par Ravel : des quatrains à rimes croisées dont les vers se répètent d’une strophe à l’autre, selon un jeu d’échos subtils. Une forme exigeante et hypnotique, qui impose rigueur, souffle et sens de l’architecture, et qui reflète la démarche artistique du trio : entremêler les personnalités, travailler la matière, ciseler le son, bâtir une architecture sonore commune.

En 2023, le Trio Pantoum connaît une ascension fulgurante, remportant le 1er prix au Concours Haydn de Vienne puis au Concours de Lyon (1er prix et 2 prix spéciaux). Cette reconnaissance marque un tournant : s’enchaînent engagements majeurs (La Seine Musicale, Festival Radio France Montpellier, Roque d’Anthéron, ChaiseDieu…), une tournée avec La Belle Saison — dont un récital aux Bouffes du Nord —, et une visibilité accrue sur les scènes internationales. L’été mène le trio jusqu’en Asie et Océanie, avec des récompenses aux concours de Melbourne (2e prix) et Osaka (2e prix), puis, de retour en Europe, au concours de l’ARD de Munich (3e prix et 2 prix spéciaux). Désormais reconnu à l’échelle mondiale, il est invité par des salles prestigieuses telles que la Philharmonie de Paris, le Concertgebouw d’Amsterdam ou l’Opéra de Monte-Carlo. Sa victoire au 21e Concours Trio di Trieste en 2022 l’amène également en tournée dans les plus belles salles et saisons musicales d’Italie.

Formé à Paris en 2016, le Trio a été guidé par Claire Désert et le Trio Wanderer, avant d’entamer une résidence à la Chapelle Musicale Reine Élisabeth, où il reçoit l’enseignement de Miguel Da Silva (Quatuor Ysaÿe) et de Corina Belcea (Quatuor Belcea). Il bénéficie également des conseils de Hatto Beyerle, Johannes Meissl, Patrick Jüdt ou encore Xavier Gagnepain. Inspiré par toutes ses rencontres, le Trio Pantoum revendique une approche de travail proche de celle du quatuor à cordes : exigence absolue dans la construction de l’œuvre, souci extrême du détail, et quête permanente de la cohésion.

En avril 2025 paraît MODERN TIMES chez La Dolce Volta, un premier album réunissant Arensky, Ravel et Srnka. Une traversée stylistique audacieuse, immédiatement saluée par la critique, marquant une « entrée fracassante dans la discographie » (Le Monde).

Au cours de cette saison 2025-2026, le trio se produit à Londres (Wigmore Hall), Amsterdam (Concertgebouw), Copenhague, ainsi qu’à Ankara (Bilkent Concert Hall), où il interprète le Triple Concerto de Beethoven aux côtés du Bilkent Symphony Orchestra.

Le Trio Pantoum est lauréat de la Fondation Banque Populaire, artiste en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2023, et bénéficie du soutien de la Fondation Safran pour la Musique.

Hugo Meder violon

Bogeun Park violoncelle

piano

photo : Gregory Massat

Trio Pantoum – 5 juin 2026, 19h

Ce programme associe deux œuvres majeures du répertoire du trio avec piano.

Le Trio Hob. XV:29 en mi bémol majeur de Haydn se distingue par sa clarté, son caractère solaire et son sens du dialogue, où l’esprit et l’invention musicale occupent une place centrale. La rhétorique très affirmée des deux premiers mouvements, ainsi que le caractère de danse allemande du dernier, particulièrement marqué, font de ce trio l’un des chefs-d’œuvre les plus aboutis des 45 trios du compositeur.

Le Deuxième Trio op. 99 de Mendelssohn élargit le cadre vers une expression plus romantique, mêlant lyrisme, énergie et virtuosité dans une écriture intensément expressive. Le choral protestant du final apporte à l’œuvre une dimension plus retenue et presque métaphysique, concluant l’œuvre avec profondeur. 

Joseph Haydn (1732-1809)

Trio pour piano n°45 en Mib Majeur hob XV: 29

  • Poco allegretto
  • Andantino ed innocentemente
  • Presto assai 

Felix Mendelssohn (1809-1947)

Trio pour piano n°2 en do mineur opus 66

  • Allegro energico e con fuoco 
  • Andante espressivo 
  • Scherzo. Molto Allegro quasi Presto 
  • Finale. Allegro appassionato

Trio Pantoum

Hugo Meder violon

Bogeun Park violoncelle

Martin Jollet piano

Quatuor Fidelio

Parcourant les scènes internationales depuis plus de dix ans, les quatre musiciennes se réunissent en 2023 pour former le Quatuor Fidelio, empruntant son nom à l’opéra éponyme de Beethoven.

Leur collaboration transcende la virtuosité individuelle et révèle une passion partagée pour le répertoire du quatuor à cordes, tout en mettant également à l’honneur des œuvres de composieurs et compositrices oubliés ou encore à découvrir.

Les musiciennes ouvrent régulièrement le quatuor à de plus grandes formations, en quintette, sextuor ou octuor. Elles collaborent ainsi avec le Quatuor Hermès, les pianistes Sophia Liu, Nathanaël Gouin, Claire Désert et Julien Gernay, le clarinettiste Lilian Lefebvre et le flûtiste Philippe Bernold, ou encore les violonistes Clémence de Forceville et Iris Scialom.

Depuis sa création, le quatuor s’est produit dans de nombreux festivals et saisons musicales : La Folle Journée de Nantes 2025 – dont le concert de clôture diffusé en direct sur Arte et France Musique -, Festival de la Grange de Meslay, Festival Le ClassiC’est fffou, Les Moments Musicaux de l’Hermitage à la Baule, La Folle Nuit à Vienne, Festival de Saint-Céré, Les Jeudis Musicaux, Festival Sonate d’Automne, Festival Musical’Océan, Jazz Classic Festival de Saint-Mandé, Les Soirées musicales de Vénéjan, Festival de Wissembourg, Concerts Classiques de la Région Morgienne, Concerts de Vollore, Rencontres musicales du Château d’Ainay-le-Vieil…

À l’initiative du Festival de Chaillol, le Quatuor Fidelio a commandé une œuvre à la compositrice et violoniste de jazz Fiona Monbet. Intitulée Quasar, cette pièce, hommage aux grands maîtres du passé et empreinte de musique traditionnelle irlandaise, a été créée en 2025.

Plus récemment, le Quatuor Fidelio a collaboré avec l’illustrateur Grégoire Pont pour un concert dessiné autour de la Symphonie Pastorale de Beethoven, dans une version en sextuor à cordes, aux côtés de l’altiste Gérard Caussé et de la violoncelliste Caroline Sypniewsky. Le spectacle a été donné aux Sommets Musicaux de Gstaad ainsi qu’au Festival de Pâques d’Aix-en-Provence.

Les musiciennes sont prochainement invitées à jouer aux Concerts Classiques de la Région Morgienne en Suisse, au Festival Mélomane Côte Sud à Capbreton, au Festival Tempo au Croisic en quatuor et quintette avec le pianiste Tanguy de Williancourt, au Festival Chopin à Nohant en quatuor et en octuor avec le Quatuor Akilone, ainsi qu’au Festival Terres Vibrantes, en quatuor et en quintette avec l’altiste Olivier Marin.

Le Quatuor Fidelio est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2025.

Verena Chen, Camille Fonteneau violon

Léa Hennino alto

Maria Andrea Mendoza violoncelle

photo : Iseult Photography

Quatuor Elmire

Fondé en 2017, le Quatuor Elmire s’est rapidement distingué sur la scène internationale en remportant le Deuxième Prix du prestigieux Concours international de musique de chambre de Genève, assorti du Prix spécial de la Fondation Etrillard pour le projet artistique le plus remarquable. L’ensemble est également lauréat du Concours international de musique de chambre Carl Nielsen à Copenhague.

En 2025, le Quatuor Elmire reçoit le prix de la « Révélation musicale de l’année », décerné par le Syndicat de la critique en reconnaissance de sa saison 2024–2025. La même année marque la parution de son premier album, un double disque consacré à Beethoven et à ses quatuors « Razumovsky », publié par le label Scala Music.

Le Quatuor Elmire se produit régulièrement dans de grandes salles et festivals internationaux, parmi lesquels la Philharmonie de Paris, le Victoria Hall de Genève, la Philharmonie Luxembourg, l’Alte Oper de Francfort, le Tokyo International Forum ou encore la Grange au Lac à Évian. Il est actuellement en résidence à la Chapelle Musicale Reine Élisabeth et est artiste du programme Génération Spedidam, ainsi que lauréat de la Fondation Banque Populaire.

Le Quatuor Elmire est en résidence à la Fondation Singer-Polignac pour la période 2019-2026.

David Petrlik, Yoan Brakha violon

Hortense Fourrier alto

Rémi Carlon violoncelle

photo : Matthieu Joffres