Vainqueur du premier prix au Concours international de Genève en 2018 avant d’être nommé dans la catégorie « révélation soliste instrumental » aux Victoires de la Musique Classique, Théo Fouchenneret étudie au CRR de Nice, sa ville natale, avant de poursuivre sa formation au CNSM de Paris auprès de professeurs tels qu’Alain Planès, Hortense Cartier-Bresson et Jean-Frédéric Neuburger. Il remporte le 1er prix au Concours international de piano Gabriel Fauré qui lui donne l’occasion d’aborder le répertoire d’un compositeur qui lui est cher.
En 2018, il obtient le 1er prix ainsi que cinq prix spéciaux au Concours international de musique de chambre de Lyon avec le Trio Messiaen dont il fut membre de 2014 à 2019.
Si Théo est régulièrement l’invité des émissions de radio et de télévision, c’est bien sûr la scène qui porte ses principales interprétations. Applaudi par les plus grandes salles et festivals internationaux (Gasteig de Munich, Gewandhaus de Leipzig, Philharmonie du Luxembourg, Bozar de Bruxelles, Piano aux Jacobins, Folles Journées…) il se produit également avec les musiciens les plus doués de sa génération (Victor Julien-Laferrière, François Salque, Lise Berthaud, Svetlin Roussev…)
Théo publie un premier CD en 2013 chez Sonare Art Office aux côtés du violoniste Tatsuki Narita. En 2015, c’est avec la violoncelliste Astrig Siranossian qu’il partage un enregistrement chez Claves Records. Plus récemment, le disque du Trio Messiaen avec le clarinettiste Raphael Sévère parait en 2018 aux éditions Mirare et se consacre tout naturellement au Quatuor pour la fin du temps d’Olivier Messiaen, ainsi qu’aux Court Studies from the Tempest de Thomas Adès (Diapason d’Or et Choc Classica). Avec son frère Pierre, il participe aux collections Brahms et Schumann éditées par B Records.
Son premier album solo consacré à Beethoven est sorti en mars 2020 sous le label La Dolce Volta chez qui le pianiste fera également paraître en 2024 un disque consacré à Gabriel Fauré.
Théo Fouchenneret est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2020.
Né à Chambéry en 1976, Renaud Capuçon étudie au Conservatoire national supérieur de musique de Paris avec Gérard Poulet et Veda Reynolds. En 1998, Claudio Abbado le choisit comme violon solo du Gustav Mahler Jugendorchester, et il parfait son éducation musicale avec Pierre Boulez, Seiji Ozawa, Daniel Barenboim et Franz Welser-Möst. En tant que soliste, Renaud Capuçon joue avec les plus grands chefs et les orchestres les plus prestigieux, dans les plus célèbres festivals : Aix en Provence, La Roque d’Anthéron, Hollywood Bowl, Gstaad, Lucerne, Verbier, Salzbourg, Rheingau, ou le Bucarest Festival Enescu.
Soliste parmi les plus réputés, le violoniste Renaud Capuçon collabore avec des orchestres de renommée internationale tels que le Berliner Philharmoniker, le Boston Symphony Orchestra, le Wiener Philharmoniker ou encore l’Orchestre Philharmonique de Radio France.
Il pratique aussi la musique de chambre avec des partenaires passionnés : Martha Argerich, Nicholas Angelich, Kit Armstrong, Khatia Buniatishvili, Frank Braley, Yefim Bronfman, Khatia et Marielle Labeque, Maria Joao Pires, Jean-Yves Thibaudet, Yuri Bashmet, Myung-Whun Chung, Yo Yo Ma, Mischa Maisky, Michael Pletnev. Renaud Capuçon dirige du violon les meilleurs ensembles de chambre depuis une quinzaine d’années.
Il est directeur artistique des Sommets musicaux de Gstaad, du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence, des Rencontres musicales d’Evian et dirige depuis 2021 l’Orchestre de Chambre de Lausanne. En 2022, il met sa renommée au service d’une nouvelle génération de musiciens en lançant Beau Soir Productions.
Côté discographie, Renaud Capuçon a déjà enregistré près d’une trentaine de disques, notamment les Concertos pour violon de Bartok avec l’Orchestre Symphonique de Londres et François-Xavier Roth, et un album intitulé « Cinéma », consacré aux musiques de films, sorti en octobre 2018. Dès septembre 2022, il entame une nouvelle collaboration avec Deutsche Grammaphon et Universal Music, chez qui il publiera dorénavant ses enregistrements, avec pour commencer une intégrale autour de Mozart. Il publie en février 2023 son deuxième album de musiques de film intitulé « Cinéma II – Les Choses de la Vie »
Son violon est le Guarneri del Gesù « Panette » (1737) qui a appartenu à Isaac Stern.
Il est promu « Chevalier dans l’Ordre National du Mérite » en juin 2011, « Chevalier de la Légion d’honneur » en mars 2016 et « Officier dans l’Ordre des Arts et Lettres » en décembre 2021. Il est également Artiste pour la Paix à l’UNESCO depuis septembre 2020, et promu « Officier dans l’Ordre National du Mérite » en décembre 2023.
Renaud Capuçon est artiste associé de la Fondation Singer-Polignac depuis 2011.
Le Trio Zeliha voit le jour en 2018, fruit de la complicité artistique entre la violoniste Manon Galy, le violoncelliste Maxime Quennesson et le pianiste Jorge Gonzalez Buajasan. En 2019, le trio est lauréat du concours FNAPEC et l’année suivante ils remportent le 1er Prix « Luigi Boccherini » au Concours International Virtuoso & Belcanto (Italie). En 2021, Jorge Gonzalez Buajasan et Manon Galy remportent en formation sonate le 1er Prix, le Prix du public, le Prix Sacem, le Prix Belle Saison, le Prix de la fondation Bullukian ainsi que le Prix des collégiens au Concours International de Musique de Chambre de Lyon.
Individuellement, les trois musiciens sont également lauréats de nombreux concours internationaux (Clara Haskil – Vevey, KlavierOlymp – BadKissingen… pour Jorge / Jascha Heifetz – Vilnius, Ginette Neveu – Avignon, Marie Cantagrill – St-Girons… pour Manon / Barsbash Bach – USA, Woluwe-St-Pierre – Belgique, Louis Rosor – France… pour Maxime).
Manon est également nommée Révélation des Victoires de la Musique classique 2022.
Animé par une fougue et un même élan passionné, soucieux de servir le répertoire le plus diversifié, le Trio Zeliha se produit régulièrement dans des cadres prestigieux tels que les festivals de La Roque d’Anthéron, Radio France Montpellier, les Rencontres Musicales d’Evian, les Sommets Musicaux de Gstaad, les Folles journées de Nantes, l’Auditorium Reinier III de Monte-Carlo, les Rencontres de violoncelle de Bélaye entre autres.
En 2022 le trio a fait ses débuts avec l’Orchestre National des Pays de la Loire (ONPL) au Festival de Pâques d’Aix-en-Provence dans le triple concerto de Beethoven, et il entamera une nouvelle tournée avec l’Orchestre de chambre de Lausanne en 2023/2024, sous la direction de Renaud Capuçon.
Ils comptent parmi leurs partenaires réguliers de musique de chambre Renaud Capuçon, l’altiste Violaine Despeyroux, le Quatuor Modigliani…
Le Trio Zeliha a enregistré son premier CD chez Mirare avec un programme consacré aux premiers trios de Mendelssohn, Arensky et Shostakovich. Paru en novembre 2020, il a déjà reçu les éloges d’Alfred Brendel et Menahem Pressler ; ce dernier parle d’un « enregistrement exceptionnel, non seulement pour son exquise musicalité mais aussi pour les qualités techniques de chacun d’eux. Cela fait chaud au coeur d’entendre un groupe si jeune atteindre une telle profondeur musicale; avec eux il est évident que la musique prime sur tout ». En janvier 2021, le disque est élu « Editor’s Choice January 2021 » par le Magazine Gramophone et salué par les Critiques de The Strad, Diapason (5 diapasons), Classica (Coup de Coeur/ 5 étoiles) entre autres.
Après avoir travaillé avec Claire Désert et le Trio Wanderer, ils sont actuellement artistes en résidence à la Chapelle Royale Reine Elisabeth de Waterloo (classe de Corina Belcea et Miguel Da Silva), et se perfectionnent également auprès de François Salque en Master de musique de chambre au CNSM de Paris. Le trio reçoit parallèlement les conseils de grandes personnalités musicales comme Renaud Capuçon, Emmanuel Strosser, Lise Berthaud, Luc-Marie Aguera, Olivier Charlier, Hortense Cartier-Bresson ou les quatuors Ebène et Modigliani.
Le Trio Zeliha est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2022.
Le Trio Hélios voit le jour en 2014 d’une passion commune de trois amis pour l’univers varié du répertoire pour trio avec piano. Eva Zavaro (violon), Raphaël Jouan (violoncelle) et Alexis Gournel (piano) forment un ensemble qui s’est imposé au cours des années sur les scènes françaises et internationales.
Basé à Paris, le trio se produit dans des salles prestigieuses telles que le Wigmore Hall, la Philharmonie de Paris, la salle Cortot, le Phoenix Hall d’Osaka et est régulièrement invité dans des festivals tels que le Festival d’Auvers-sur-Oise, les Rencontres Musicales d’Evian, le Festival International de Violoncelle de Beauvais, le Festival des Arcs, le Festival Pablo Casals de Prades, les Pianissimes, le Festival de la Roque d’Anthéron ou encore la Folle Journée de Nantes, Varsovie, et Tokyo. Il a l’occasion d’interpréter le Triple Concerto de Beethoven à plusieurs reprises à Paris, Rennes, Lyon et Metz.
Le Trio Hélios s’est illustré dans de nombreux concours internationaux : il a notamment remporté le deuxième prix du Concours International de Musique de Chambre de Trondheim (2019), le deuxième prix du Concours International de Musique de Chambre de Lyon (2018), le Kammermusikpreis du Festival ISA à Reichenau en Autriche (2019), ainsi que le Prix spécial Franz Liszt au Concours Joseph Joachim de Weimar (2019).
Le premier album du trio, D’un matin de printemps, salué par la critique regroupe des œuvres de Saint-Saëns, Ravel et Lili Boulanger et est paru en avril 2021 chez le label Mirare. Son deuxième album Bohemia associant les compositeurs tchèques Smetana, Novàk et Fibich, sort en avril 2023 et reçoit un CHOC du magazine Classica.
Diplômé du CNSMD de Paris dans les classes de Claire Désert, Itamar Golan et François Salque, le Trio Hélios a bénéficié régulièrement de conseils de personnalités telles que le Trio Wanderer, les quatuors Ebène, Talich et Modigliani, Emmanuel Strosser ou encore Gary Hoffmann. Depuis 2018, il est également Ensemble ECMA – European Chamber Music Academy – lui permettant de se perfectionner à travers l’Europe avec des professeurs tels que Hatto Beyerle, Johannes Meissl, Patrick Jüdt ou Avedis Kouyoumdjian.
Le Trio Hélios est représenté par l’Agence Claire Laballery.
Raphaël joue un violoncelle de Frank Ravatin de 2020 et Eva un violon italien dit “Le bel Inconnu” réunissant un travail de Nicolo Amati avec celui d’Antonio Stradivari, qui lui est aimablement prêté.
Le Trio Hélios est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2021.
A huge range of dynamics, virtuosic romps, contagious enthusiasm, and hyper-expressive playing (The American Record Guide)
Une idée qui surgit, une personne que l’on rencontre, et subitement cela nous apparaît comme évident. C’est l’essence même du Zahir, ce mot arabe qui désigne « ce qui est apparent, explicite », ou encore une chose qui, une fois connue, occupe toutes nos pensées. Née en 2015, cette jeune formation se produit déjà dans de nombreux festivals, en France et dans le monde mais c’est en 2017 que le Quatuor Zahir se distingue en remportant le 9ème Concours International de Musique de chambre d’Osaka (Japon), acquérant ainsi une reconnaissance sur la scène internationale.
Ils ont depuis été invités au Wigmore Hall de Londres, à la Philharmonie de Paris et au Konzerthaus de Vienne, ainsi qu’aux Folles Journées de Nantes, au Festival de Radio France à Montpellier, aux festivals des forêts et de Sully, à l’Acropolis de Nice ou encore au Toppan Hall à Tokyo. Issu du Conservatoire de Paris où il a suivi les conseils du Quatuor Ébène et du Quintette Moraguès, le Quatuor Zahir est actuellement en résidence à la Fondation Singer-Polignac. Parrainé par le pianiste Jean- François Zygel depuis son passage sur France 2 dans l’émission « La Boîte à Musique », il est également lauréat du concours international de musique de chambre de la FNAPEC 2016 et a remporté les médailles d’or aux Manhattan, Vienna et Berliner International Music Competitions de 2019.
Après un premier disque en 2018, le Quatuor entame une collaboration discographique avec le label Aparté et produit L’Heure bleue à paraître en avril 2024. On retrouve dans ces enregistrements les valeurs qui unissent cet ensemble : le partage d’une même sensibilité, d’une exigence aiguë et le désir de renouveler le paysage musical. À l’image du héros romanesque du Zahir de P. Coelho qui part en quête d’un idéal romantique, ces quatre saxophonistes ont à cœur de faire évoluer le genre du quatuor. Que ce soit en interprétant le répertoire original, grâce à leurs rencontres avec de nombreux compositeurs comme Bruno Mantovani, Fabien Waksman, Ichiro Nodaïra et Graciane Finzi ou en collaborant avec de nombreux artistes – Félicien Brut, Jean-Charles Richard, Jorge Gonzales Buajasan, Adèle Charvet, Les Chanteurs d’Oiseaux – ces musiciens montrent là leur curiosité et leur créativité.
Ce quatuor de saxophones écarte tous ses concurrents par son audace, la liberté du geste, une virtuosité naturelle et souple, sa ligne artistique, ses lumineux engagements… La couleur et la sonorité ronde et envoûtante subjuguent. Superbe complicité sonore du début à la fin. (Classique News)
Les rapports sont anciens entre l’Homme et la Forêt. Ils demeurent en mémoire, nourrissant aspirations et contestations. Pourtant, les usages d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’autrefois, lesquels ont façonné les massifs boisés : ceux-ci en portent encore la marque. Rares sont donc les peuplements forestiers vierges de toute exploitation : incontestablement, la sylve européenne est très anthropisée. C’est même une de ses spécificités, conséquence du déplacement des peuples, de l’organisation des terroirs et de la définition des marges : certains massifs doivent leur maintien à la fixation d’une frontière. Ainsi, loin d’être immuables, les massifs boisés ont évolué avec les sociétés de chaque pays. En quoi les liens tissés entre l’Homme et la Forêt diffèrent-ils d’une zone à l’autre ?
Heinrich SPIECKER : Europe du centre = Une forêt largement et précocement artificialisée
Margarida TOME : Europe du sud = Une forêt marquée par des siècles d’agro-pastoralisme
Bruno LAFON : Europe de l’ouest = Une forêt plantée après des siècles d’agro-pastoralisme
Discussion
Table ronde animée par Nathalie JAUPART-CHOURROUT : Malgré un héritage disparate, observe-t-on des demandes semblables ? Si oui, comment les expliquer ?
Depuis plus d’un siècle, les relations Homme-Forêt sont confrontées à divers changements, politiques, économiques, territoriaux, générationnels, etc.
Deux facteurs dominent :
a/ L’urbanisation galopante fait que les massifs, naguère fréquentés par les ayants droit aux usages, le sont maintenant sans titre juridique ni visée sylvo-agropastorale. Ces nouveaux usagers sont particulièrement nombreux en fin de semaine. Les motivations ? Les trajets Lieu de résidence-Lieu d’activité. Les pratiques sportives et ludiques. Le besoin de se détendre, de se ressourcer. La conséquence ? En moins de 50 ans, maintes forêts ont vu leur gestion conditionnée par les milieux urbains : elles font donc partie des zones vertes qui ceinturent les villes et contribuent au bien-être des habitants.
b/ La colonisation forestière comporte deux faces : l’une, dirigée ; l’autre, spontanée. Cette dernière, dominante, résulte de la conquête des espaces désertés : la terre ne rapportait plus assez ; les taillis ne ne rapportait plus rien. Le reboisement administratif, qu’imposait la protection civile, fit grandement progresser les techniques de plantation. Leur réussite a incité les États, qui avaient sacrifié la forêt, à les utiliser : pour maintenir les paysages ; pour modifier l’image des « pays noirs ».
Il fut un temps où dans les bois, tout était bon, les fruits forestiers comme les plantes médicinales, l’écorce des arbres comme les champignons qui y poussaient, les feuilles mortes comme les rejets traînants qui servaient à lier les gerbes.
Il fut un temps aussi où tous ces produits étaient classés sinon au chapitre des déchets, du moins à celui des ressources non valorisables : ne comptait que ce qui payait, c’est-à-dire la grume.
Le travail, tronçonnage ou charbonnage, allégeait les charges à transporter. Pourtant, il quitta la forêt car la mécanisation des procédés, complexes et dangereux, supposait des entreprises spécialisées et un périmètre sécurisé.
Autre donnée : l’usage de containers. Le bois devint un produit comme les autres, circulant sur terre et sur mer. Dans ces conditions, comment concilier emplois locaux et marchés mondiaux ?
Table ronde animée par Nicole VALKYSER-BERGMANNetBenoît LEGUET : quelles solutions permettraient d’accompagner les transformations, tout en rémunérant mieux productions forestières et services environnementaux ?
La science-fiction présente deux images opposées de la forêt. D’un côté, une image paradisiaque : l’entente entre hommes, bêtes et plantes et l’absence d’exploitation sylvicole. De l’autre, une image cauchemardesque : le désert remplace la forêt dont il reste des troncs sans feuilles ni branches.
Assistons-nous à une rupture entre les Gestionnaires, qui estiment les charges excessives par rapport à la rentabilité d’une forêt, et les Politiques, enclins à suivre ce qu’ils croient être l’opinion des citoyens ? Pourtant, les jugements sont souvent erronés : par ignorance ou par manipulation, cela reste à voir…
Alban Ramaut : Comment transcrire et recréer ce que le siècle donne à entendre ? Réflexions sur l’œuvre d’Hector Berlioz à partir de son article « De l’Imitation musicale », Revue et gazette musicale de Paris des 1er et 8 janvier 1837.
Anastasia Syreishchikova-Horn : Les paysages sonores de la Russie au XIXe siècle et leur influence sur la création musicale
Sarah Hassid : Entre bruits des villes et sons de la nature : les paysages sonores de Jean-Georges Kastner dans ses livres-partitions « Les Voix de Paris et La Harpe d’Éole »
Guillaume Avocat : Entre le bruit de l’extérieur et la musique de l’intérieur. Les célébrations napoléoniennes autour de Notre-Dame de Paris (1802-1814)
Clotilde Verwaerde : Un écho des tumultes révolutionnaires : la musique dans les romans de Regnault-Warin
Laurent Tatarenko (Centre de civilisation française et d’études francophones de l’Université de Varsovie) : Les projets unionistes des clergés slaves orientaux des XVIe-XVIIe siècles : une cartographie des appartenances religieuses par-delà les confessions.
Alicja Nowak (Université jagellonne de Cracovie) : The formation of the Ruthenian clergy in the context of the Union polemics at the turn of the 16th and 17th centuries.
Vera Tchentsova (EPHE-PSL) : Gedeon Swiatopołk-Czetwertyński (ci. 1634-1690) : ambitions ecclésiastiques et frontières confessionnelles dans la métropole de Kiev du XVIIe siècle.
Discussion
SESSION 2
RÉFORMES DISCIPLINAIRES ET CONSOLIDATION ADMINISTRATIVE (MILIEU DU XVIIE SIÈCLE – MILIEU DU XVIIIE SIÈCLE)
Wioletta Zielecka Mikołajczyk, (université Copernic de Torun) : Tradition and change. The functioning of the Uniate episcopal curia in the Kyiv Metropolis during the 18th century.
Melchior Jakubowski (Académie polonaise des sciences) : Reconstructing Uniate identity. Spatial and architectural changes in Basilian monasteries in the 18th century
Benjamin Landais(Université d’Avignon) : Les projets avortés d’Union avec les orthodoxes dans le Banat habsbourgeois du XVIIIe siècle
Francine-Dominique Liechtenhan (Centre Roland Mousnier, UMR 8596) : Créer une hiérarchie orthodoxe en Pologne : la Congrégation de Pinsk et ses suites.
Discussion
SESSION 3
LE CATHOLICISME ORIENTAL DANS LES PROJETS DES EMPIRES (FIN DU XVIIIE – DÉBUT DU XXE SIÈCLE)
Giuseppe M. Croce (AAV) : La perception romaine des Églises uniates en Roumanie et en Galicie (XIXe-XXe siècles) à travers les écrits de C. Korolevskij, N. Franco, V. Vannutelli.
Jarred N. Warren (LudwigMaximilian University of Munich) : Panslavism, Polish Nationalism, and the Uniate Catholic Church, 1846-1856
Agnieszka Pufelska (Nord-Ostinstitut Lüneburg) : Shared loyalties: The Uniate Church and the Polish National Movement.
Discussion
SESSION 4
RE-CONSTRUCTIONS ÉTATIQUES ET POLARISATION POLITIQUE (XXE – XXIE SIÈCLES)
Oleksander Zajcev (Université catholique de Lviv) : Greek Catholic Church and Ukrainian nationalism during the interwar period
Anne Hultsch (Institut d’Etudes slaves, Université de Vienne) : Unionism as a Response to Uniatism? On the Influence of Unionism on Russian Emigration in Czechoslovakia (in the 1920s/1930s)
Iryna Dmytrychyn (INALCO) : L’Eglise gréco-catholique au temps du Holodomor
Natalia Shlikhta (National University of Kyiv-Mohyla Academy) : Individual Dimension of ‘Reunification’: How Fr. Datsyshyn (1914-1993) ‘Became an Orthodox’ but ‘Remained a Greek Catholic’
Kerstin S. Jobst (Université de Vienne) : The Afterlife of a Greek-Catholic Saint. The Veneration of Jozafat Kuncevych in Vienna in the 20th Century
10hLucia Pasini (Université Sorbonne-Nouvelle), Quels poèmes pour quelle musique ? Un panorama de la mélodie française à la Belle Époque.
10h30Hugo Rodriguez (Université libre de Bruxelles), Ce qu’un poème fait à ses mises en musique. Le cas de « L’Invitation au voyage » de Baudelaire entre mélodie, romance et chanson.
10hEmily Kilpatrick (RMA, Londres), Maurice Bagès and the reinvention of the Mélodie.
10h30Pascal Lécroart (Université de Franche-Comté),Claire Croiza face au défi de verbaliser l’art de l’interprète : autour d’un projet d’ouvrage inédit.
11hChristopher Moore (Université d’Ottawa), Hommage à Poulenc : Alice Esty et la mélodie française aux États-Unis.
11h45Yannick Simon (Université de Toulouse-Jean Jaurès), Mélodie et concert symphonique.
12h15Annarita Colturato (Université de Turin), Réception et diffusion de la mélodie en Italie : le cas de la bibliothèque de Ugo et Olga Levi à Venise.
14hVincent Vivès(Université de Valenciennes), « Entoure ce citron de blanc d’œuf informe » : la relation critique. Notes autour d’Apollinaire, Éluard, Poulenc.
14h30Jean-Pierre Bobillot (Université de Grenoble), Effets de vers, effets rythmiques.
15h Discussion
15h15-15h30 Pause
15h30Entretien avec François Le Roux (baryton) : la mélodie française, transmission et création
Léa Trommenschlager se forme au conservatoire de Strasbourg ainsi qu’à la Musikhochschule Hanns Eisler de Berlin. En 2011, elle est lauréate de l’Académie du Festival d’Aix-en-Provence.
C’est aussi cette année-là qu’elle débute une intense collaboration avec Maxime Pascal etLe Balcon, ensemble faisant dialoguer des compositeurs de tous siècles avec le présent et créant des œuvres de compositeurs d’aujourd’hui. Léa est également une des interprètes fidèles des opéras du compositeur Arthur Lavandier.
A l’opéra, elle a travaillé avec des metteurs en scène tels que David Marton, Benjamin Lazar, Jean Bellorini, Jacques Osinski et Ted Huffman.
Dans les répertoires de la mélodie et du Lied, on retient l’enregistrement du cycle Myrthen de Schumann, avec la complicité du baryton-basse Damien Pass et du pianiste Alphonse Cemin, avec le label B Records.
Léa collabore régulièrement avec l’ensembleCairn (direction Jérôme Combier) ainsi qu’avec Le Poème Harmonique (direction Vincent Dumestre). Elle est également membre du collectif de création lovemusic basé à Strasbourg. Depuis plusieurs années, elle travaille avec le guitariste et compositeur Marc Ducret sur son projet Lady M.
Cette saison, on retrouve la soprano à la Philharmonie de Paris avec Le Balcon pour la suite du cycle LICHT, à l’Opéra National du Rhin dans le cadre du Festival Arsmondo ainsi qu’au Théâtre de l’Atelier dans Cosmos de Fernando Fiszbein, mis en scène par Jacques Osinski.
Photo : Andrey Chuntomov
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