Dimanche 9 juin 2024, 16h – Collectif G

Maroussia Gentet et Matvey Zheleznyakov proposent un programme poétique déployant un univers onirique entre corps célestes et images naturelles qui explore l’interaction entre les interprètes et le rapport au mouvement par le modelage de la résonance du piano. Alternant des œuvres pour piano à quatre mains de Philippe Schoeller, de Farnaz Modarresifar écrites pour le Collectif G et des pièces du répertoire récent, ils proposent au public une remise en perspective de l’écoute gestuelle et musicale.

Philippe Schoeller (né en 1957)
Le Corbeau (commande du Collectif G)

Marco Stroppa (né en 1959)
Marteau fantôme

Philippe Hersant (né en 1948)
Onze haïkus (extraits):
La Libellule
– L’Automne à Suma
– Le Nuage immobile
– L’Oiseau dans la nasse
– La Souris sur le Koto
– Tempête d’hiver


Philippe Schoeller
Le Serpent (commande du Collectif G)

George Crumb (1929-2022)
Celestial Mechanics (Makrokosmos IV)
n°1 : Alpha Centauri

Farnaz Modarresifar (née en 1989)
Balades oniriques (extrait) (commande du Collectif G)

Matvey Zheleznyakov (né en 1991)
Choral

Luciano Berio (1925-2003)
Touch

George Crumb (1929-2022)
Celestial Mechanics (Makrokosmos IV)
n°3 : Gamma Draconis

Mauricio Kagel (1931-2008)
Der Eid des Hippokrates

Philippe Schoeller
Rouge silence pour deux pianistes et un espace scénique avec deux chaises (commande du Collectif G)

Collectif G
Maroussia Gentet, Matvey Zheleznyakov piano

Dimanche 9 juin 2024, 20h30 – Trio Zeliha & Renaud Capuçon

Le trio n°1 opus 8 de Brahms est l'un des plus grands chefs-d'œuvre du répertoire chambriste romantique. Écrit très tôt dans sa première version, il fut revisité trente-six ans plus tard par le compositeur lui-même dans le but d'essuyer les débordements romantiques et larmoyants du jeune homme de vingt-et-un ans qu'il était à l'époque. Johannes meurt en 1897 à Vienne ; quelques jours plus tard et Eric Wolfgang Korngold voit le jour en Autriche-Hongrie.   
Compositeur décrié et déconsidéré jusqu'à sa mort, il est aujourd'hui vu et accepté comme l'un des plus grands précurseurs de la musique de film, mais pas seulement. Sa suite pour deux violons, violoncelle et piano (pour la main gauche) fut composée après son concerto pour piano pour la main gauche à la demande de Paul Wittgenstein, célèbre pianiste manchot de l'époque. Cette œuvre puissante, très peu défendue et particulière dans son écriture et dans sa formation, est l'occasion rêvée pour le Trio Zeliha de se joindre à Renaud Capuçon qui l'accompagne depuis plusieurs années et avec lequel les musiciens collaborent sur de nombreux projets, notamment par le biais de Beau Soir Productions.

Johannes Brahms (1833-1897)
Trio pour piano et cordes n°1 opus 8 
Allegro con brio
– Allegro molto
– Adagio
– Allegro


Erich Wolfgang Korngold (1897-1957)
Suite pour deux violons, violoncelle et piano (pour la main gauche), opus 23
Präludium und Fuge. Kräftig und bestimmt
– Walzer. Nicht schnell, anmutig
– Groteske. Möglich rasch
– Lied. Schlicht und innig. Nicht zu langsam
– Rondo – Finale (Variationen). Schnell, heftig

Trio Zeliha
Jorge González Buajasán piano
Manon Galy violon
Maxime Quennesson violoncelle

Renaud Capuçon violon

Trio Messiaen

C’est par la rencontre de trois jeunes solistes que le trio Messiaen voit le jour en 2014. Tous diplômés du CNSM de Paris et lauréats de prestigieux concours (Concours Jascha Heifetz, concours Felix Mendelssohn, concours international de piano d’Orléans, concours Rodolfo Lipizer, concours de la societa umanitaria de Milan et concours Alberto Ginastera), ils unissent leurs personnalités musicales au service de ce projet commun scellé par une amitié née entre les murs du Conservatoire.

Le Trio Messiaen est propulsé sur le devant de la scène internationale en remportant en 2018 le 1er Prix à l’unanimité avec félicitations du jury du Concours International de Musique de Chambre de Lyon, ainsi que 5 prix spéciaux.

D’ores et déjà salué et distingué par les médias, le Trio Messiaen se fait notamment l’invité du Festival de la Roque d’Anthéron, du Festival Radio France Occitanie Montpellier, du Festival international de Besançon, de la Philharmonie de Paris, du Festival Musique en Eté à Genève, de l’Auditorium du Louvre, des Grands Concerts à Lyon, du Septembre Musical de l’Orne, de La Belle Saison, de la Société Philharmonique de Valence, des Festivals de Deauville, de Povoa de Varzim, des Folles Journées de Nantes et Tokyo, mais aussi de France Musique pour l’émission Plaisir du Quatuor animée par Stéphane Goldet.

Complices depuis leurs débuts avec le clarinettiste Raphaël Sévère, ils abordent ensemble le répertoire du quatuor en « formation Messiaen » dont le célèbre Quatuor pour la fin du temps est l’œuvre maîtresse.

Le premier enregistrement dans cette formation parait en novembre 2018 pour le label Mirare et est naturellement consacré au Quatuor pour la fin du temps d’Olivier Messiaen, ainsi qu’aux Court Studies from the Tempest de Thomas Adès. Cet enregistrement s’impose déjà comme une référence moderne, puisqu’il est récompensé d’un Diapason d’Or, d’un Choc Classica, clef Resmusica, sélection France Musique et Le Monde.

Le Trio Messiaen est en résidence à la Fondation Singer-Polignac.

Photo : Yannick Coupannec

Trio Xenakis

Le Trio Xenakis, composé des percussionnistes Adélaïde Ferrière, Emmanuel Jacquet et Rodolphe Théry, interprète le répertoire à travers les chefs-d’œuvre de la musique contemporaine en mettant à l’honneur la diversité infinie du timbre propre à la percussion. Diplômés du CNSMDP, les trois musiciens vouent une passion commune au travail de la musique de chambre et à la découverte de ce répertoire, tour à tour mélodique et percussif, résolument éclectique. Leur nom rend hommage à Iannis Xenakis (1922-2001), l’un des premiers compositeurs à mettre en lumière l’instrument sous un jour solistique et chambriste, alliant complexité mathématique et virtuosité rythmique. Le trio explore les œuvres du siècle dernier en suivant l’évolution de l’esthétique musicale, tout en étant très impliqué dans la création contemporaine.

Le Trio Xenakis crée avec le Trio Messiaen la pièce Vitrail de Thierry Escaich lors de l’Août musical de Deauville 2023.

Le trio a enregistré son premier disque qui paraîtra courant 2025 sous le label B Records.

Le Trio Xenakis est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2018

Photo : JB Jacquet

Collectif G

Formé de musiciens investis dans la musique d’aujourd’hui, le Collectif G associe des
œuvres du répertoire et des créations autour d’un fil gestuel et performatif. Attaché à
développer son propre répertoire en collaboration avec des compositeurs et compositrices, les œuvres comme Rouge Silence de Philippe Schoeller intègrent dès leur conception une dimension théâtrale des musiciens. Questionnant l’interaction entre les interprètes et le rapport au mouvement, il propose au public une remise en perspective de l’écoute gestuelle et musicale.

Tout en cultivant un répertoire varié, Maroussia Gentet est une fervente interprète de la
musique du XX/XXIème siècle. Remportant le Premier Prix Blanche Selva et cinq prix
spéciaux au Concours International de piano d’Orléans en 2018, elle a été dédicataire d’œuvres de Madeleine Isaksson, Alex Nante, Philippe Schoeller, Hèctor Parra et Giulia Lorusso. Sa carrière se développe à travers de nombreux festivals et saisons en France et à l’étranger, en solo, en musique de chambre ou en concerto en collaborant avec des chefs d’orchestre comme Kent Nagano, Mikko Franck, Pierre Bleuse ou Roberto Forés. Après ses études aux CNSMD de Lyon, de Paris et à l’Ecole Normale de Musique de Paris auprès de Rena Shereshevskaya, elle est diplômée d’un doctorat en Musique « recherche et pratique » des CNSMDP/ Université Sorbonne. Passionnée par le partage de son art, elle est membre fondatrice du Collectif G et professeur d’enseignement artistique au CRR de Cergy-Pontoise. Son CD Invocations autour des Miroirs de Ravel a été récompensé de cinq Diapasons et d’un Coup de cœur de l’Académie Charles Cros.

Soutenu par la Fondation Meyer, lauréat du Concours International d’Interprétation de
la Mélodie Française de Toulouse, membre du Collectif G, Matvey Zheleznyakov se forme au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris en obtenant plusieurs prix.
Matvey se produit régulièrement en tant que soliste et chambriste dans différents festivals.
Passionné par la pédagogie et titulaire du Certificat d’Aptitude à l’enseignement, Matvey
enseigne à l’université Sorbonne Université et au Conservatoire Jacqueline-Robin à Taverny.
Soutenu par le Mécénat Musical Société Générale, il est également créateur de la plateforme pédagogique piano-pc.com depuis mars 2021.

Le Collectif G est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2021.

photo : Martin Noda

La forêt européenne : entre passé et futur

Accueil et inscription des participants

Introduction du colloque par Andrée CORVOL-DESSERT

THÈME 1 – HERITAGES

PRÉSIDENCE : JEAN-LUC PEYRON

Les rapports sont anciens entre l’Homme et la Forêt. Ils demeurent en mémoire, nourrissant aspirations et contestations. Pourtant, les usages d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’autrefois, lesquels ont façonné les massifs boisés : ceux-ci en portent encore la marque. Rares sont donc les peuplements forestiers vierges de toute exploitation : incontestablement, la sylve européenne est très anthropisée. C’est même une de ses spécificités, conséquence du déplacement des peuples, de l’organisation des terroirs et de la définition des marges : certains massifs doivent leur maintien à la fixation d’une frontière. Ainsi, loin d’être immuables, les massifs boisés ont évolué avec les sociétés de chaque pays. En quoi les liens tissés entre l’Homme et la Forêt diffèrent-ils d’une zone à l’autre ? 

  • Margarida TOME : Europe du sud = Une forêt marquée par des siècles d’agro-pastoralisme
  • Bruno LAFON : Europe de l’ouest = Une forêt plantée après des siècles d’agro-pastoralisme

Discussion

Table ronde animée par Nathalie JAUPART-CHOURROUT : Malgré un héritage disparate, observe-t-on des demandes semblables ? Si oui, comment les expliquer ?

THÈME 2 – TRANSFORMATIONS

PRÉSIDENCE : ANDRÉE CORVOL-DESSERT

Depuis plus d’un siècle, les relations Homme-Forêt sont confrontées à divers changements, politiques, économiques, territoriaux, générationnels, etc.

Deux facteurs dominent : 

a/ L’urbanisation galopante fait que les massifs, naguère fréquentés par les ayants droit aux usages, le sont maintenant sans titre juridique ni visée sylvo-agropastorale. Ces nouveaux usagers sont particulièrement nombreux en fin de semaine. Les motivations ? Les trajets Lieu de résidence-Lieu d’activité. Les pratiques sportives et ludiques. Le besoin de se détendre, de se ressourcer. La conséquence ? En moins de 50 ans, maintes forêts ont vu leur gestion conditionnée par les milieux urbains : elles font donc partie des zones vertes qui ceinturent les villes et contribuent au bien-être des habitants.

b/ La colonisation forestière comporte deux faces : l’une, dirigée ; l’autre, spontanée. Cette dernière, dominante, résulte de la conquête des espaces désertés : la terre ne rapportait plus assez ; les taillis ne ne rapportait plus rien. Le reboisement administratif, qu’imposait la protection civile, fit grandement progresser les techniques de plantation. Leur réussite a incité les États, qui avaient sacrifié la forêt, à les utiliser : pour maintenir les paysages ; pour modifier l’image des « pays noirs ».

Discussion

Ouverture de la seconde journée

THÈME 3 – VALORISATIONS

PRÉSIDENCE : SYLVIE ALEXANDRE

Il fut un temps où dans les bois, tout était bon, les fruits forestiers comme les plantes médicinales, l’écorce des arbres comme les champignons qui y poussaient, les feuilles mortes comme les rejets traînants qui servaient à lier les gerbes.

Il fut un temps aussi où tous ces produits étaient classés sinon au chapitre des déchets, du moins à celui des ressources non valorisables : ne comptait que ce qui payait, c’est-à-dire la grume. 

Le travail, tronçonnage ou charbonnage, allégeait les charges à transporter. Pourtant, il quitta la forêt car la mécanisation des procédés, complexes et dangereux, supposait des entreprises spécialisées et un périmètre sécurisé.

Autre donnée : l’usage de containers. Le bois devint un produit comme les autres, circulant sur terre et sur mer. Dans ces conditions, comment concilier emplois locaux et marchés mondiaux ?

LES RÉCOLTES LIGNEUSES

 LES SERVICES FORESTIERS 

Discussion

Table ronde animée par Nicole VALKYSER-BERGMANN et Benoît LEGUET : quelles solutions permettraient d’accompagner les transformations, tout en rémunérant mieux productions forestières et services environnementaux ?

THÈME 4 – ARBITRAGES

PRÉSIDENCE : CHARLES DEREIX

La science-fiction présente deux images opposées de la forêt. D’un côté, une image paradisiaque : l’entente entre hommes, bêtes et plantes et l’absence d’exploitation sylvicole. De l’autre, une image cauchemardesque : le désert remplace la forêt dont il reste des troncs sans feuilles ni branches.

Assistons-nous à une rupture entre les Gestionnaires, qui estiment les charges excessives par rapport à la rentabilité d’une forêt, et les Politiques, enclins à suivre ce qu’ils croient être l’opinion des citoyens ? Pourtant, les jugements sont souvent erronés : par ignorance ou par manipulation, cela reste à voir…

LA FORÊT DE TOUS LES DANGERS

LA FORÊT DE TOUS LES BONHEURS

Conclusions : scénarios et décisions 

Fin du colloque

Ce qu’on entend au XIXe siècle

MARDI 30 JANVIER 2024

Accueil et inscription des participants

Ouverture du Congrès par Jean-Claude YonCécile ReynaudHélène Parent et Marie-Ange Fougère 

SESSION 1 : DONNER DE LA VOIX

PRÉSIDENCE : HÉLÈNE PARENT

Eric Bordas : Voix expressives : timbres, accents, prononciations 

Corinne François-Denève : « Galatée parle ! » la voix des comédiennes dans les romans de l’actrice de la fin du XIXe siècle

Violaine François : L’écrivain et son auditeur. Ce qu’on entend des paroles d’écrivains au XIXe siècle

SESSION 2 : LE SPECTACLE DES SONS

PRÉSIDENCE : JEAN-CLAUDE YON

Marie Goupil-Lucas-Fontaine ‘‘La honte de la mélodie et la parodie du chant’’. Retour sur la construction de la voix ‘‘réaliste’’ (1880-1940) 

Agnès Curel Voix foraines : portraits sonores 

SESSION 2 suite & 3 : LE SPECTACLE DES SONS / SON DU CORPS

Laurène Haslé Tonnerre d’applaudissements, bruits de coulisses et silence solennel de répétitions : ce qu’on entend dans un théâtre du XIXe siècle

 Sylvie Douche : Le son des mélodrames dans la France théâtrale du XIXe siècle

SESSION 3 : SON DU CORPS

PRÉSIDENCE : MARIE-ANGE FOUGÈRE

Jean-François Richer : Corpophonie de la souffrance : sonocritique du corps humain dans « La Comédie humaine » d’Honoré de Balzac 

Sophie Panziera : Bruit, berceuse ou silence ? Sommeil et sensibilités sonores au XIXe siècle 

SESSION 4 : UNIVERS SONORES

PRÉSIDENCE : JOSÉ-LUIS DIAZ

Michela Landi ‘‘Pauvres reproches !’’ Le son de la cloche dans la poésie du XIXe siècle, entre sacrifice et réparation

Aimée Boutin : Stridences modernes : irruption du sifflet de locomotive dans la poésie post-baudelairienne 

Jean-Claude Caron : L’oreille de Vincent. Paysage sonore et culture musicale dans la correspondance de Van Gogh

Etienne Poirier : L’histoire continuée : faire entendre l’avenir dans « Les Rougon-Macquart » 

Discussion



MERCREDI 31 JANVIER 2023

SESSION 5 : OREILLE MUSICALE 

PRÉSIDENCE : CÉCILE REYNAUD

Alban Ramaut : Comment transcrire et recréer ce que le siècle donne à entendre ? Réflexions sur l’œuvre d’Hector Berlioz à partir de son article « De l’Imitation musicale », Revue et gazette musicale de Paris des 1er et 8 janvier 1837.

Anastasia Syreishchikova-Horn : Les paysages sonores de la Russie au XIXe siècle et leur influence sur la création musicale

Sarah Hassid : Entre bruits des villes et sons de la nature : les paysages sonores de Jean-Georges Kastner dans ses livres-partitions « Les Voix de Paris et La Harpe d’Éole »

Guillaume Avocat Entre le bruit de l’extérieur et la musique de l’intérieur. Les célébrations napoléoniennes autour de Notre-Dame de Paris (1802-1814)

Clotilde Verwaerde : Un écho des tumultes révolutionnaires : la musique dans les romans de Regnault-Warin

Discussion

SESSION 6 : L’OUÏE

PRÉSIDENCE : BÉATRICE DIDIER

 Anna Opiela-Mrozik : Entre assourdissement et surdité : les défaillances (musicales) de l’ouïe au XIXe siècle et leurs représentations littéraires

Isabelle Cavé : L’oreille au XIXe siècle, d’un point de vue hygiéniste

SESSION 7 : SONS DU POLITIQUE

PRÉSIDENCE : JEAN-CLAUDE CARON

Christophe Tropeau : Quand la musique coutumière rencontre la musique associative dans les campagnes

Adrien Quièvre : Musiques grévistes : le cas des chants d’ouvriers mineurs dans les grèves du XIXe siècle

 Karl Zimmer Les bruits de la révolte populaire. Entendre l’émeute au XIXe siècle


SESSION 8 : BRUIT DU DANGER

PRÉSIDENCE : AIMÉE BOUTIN

Marie-Agathe Tilliette : Les bruits des prisons : silence et fracas 

Jacques Bury : “Au feu ! ”. Le danger d’incendie, un objet sonore identifié dans la France du XIXe siècle 

 Chloé Chatrian Le bruit de la bataille au XIXe siècle 

 discussion

L’uniatisme chez les Slaves : cultures religieuses, affirmations politiques et constructions territoriales en Europe centrale et orientale (XVIe-XXIe siècles)

Ouverture du colloque par Francine-Dominique Liechtenhan

 Introduction du colloque par Laurent Tatarenko

SESSION 1

LES CHRÉTIENS SLAVES ORIENTAUX FACE À L’ÉCLATEMENT CONFESSIONNEL (DEUXIÈME MOITIÉ DU XVIE – MILIEU DU XVIIE SIÈCLE) 

Présidence : Francine-Dominique Liechtenhan

Laurent Tatarenko (Centre de civilisation française et d’études francophones de l’Université de Varsovie) : Les projets unionistes des clergés slaves orientaux des XVIe-XVIIe siècles : une cartographie des appartenances religieuses par-delà les confessions.

Alicja Nowak (Université jagellonne de Cracovie) : The formation of the Ruthenian clergy in the context of the Union polemics at the turn of the 16th and 17th centuries.

 Vera Tchentsova (EPHE-PSL) : Gedeon Swiatopołk-Czetwertyński (ci. 1634-1690) : ambitions ecclésiastiques et frontières confessionnelles dans la métropole de Kiev du XVIIe siècle.

Discussion

SESSION 2

RÉFORMES DISCIPLINAIRES ET CONSOLIDATION ADMINISTRATIVE (MILIEU DU XVIIE SIÈCLE – MILIEU DU XVIIIE SIÈCLE)

Présidence : Laurent Tatarenko

Wioletta Zielecka Mikołajczyk, (université Copernic de Torun) : Tradition and change. The functioning of the Uniate episcopal curia in the Kyiv Metropolis during the 18th century.

Melchior Jakubowski (Académie polonaise des sciences) : Reconstructing Uniate identity. Spatial and architectural changes in Basilian monasteries in the 18th century

Benjamin Landais(Université d’Avignon) : Les projets avortés d’Union avec les orthodoxes dans le Banat habsbourgeois du XVIIIe siècle

Francine-Dominique Liechtenhan (Centre Roland Mousnier, UMR 8596) : Créer une hiérarchie orthodoxe en Pologne : la Congrégation de Pinsk et ses suites.

Discussion

SESSION 3

LE CATHOLICISME ORIENTAL DANS LES PROJETS DES EMPIRES (FIN DU XVIIIE – DÉBUT DU XXE SIÈCLE)

Présidence : Bernard Heyberger

Giuseppe M. Croce (AAV) : La perception romaine des Églises uniates en Roumanie et en Galicie (XIXe-XXe siècles) à travers les écrits de C. Korolevskij, N. Franco, V. Vannutelli.

Jarred N. Warren (Ludwig Maximilian University of Munich) : Panslavism, Polish Nationalism, and the Uniate Catholic Church, 1846-1856

Agnieszka Pufelska (Nord-Ostinstitut Lüneburg) : Shared loyalties: The Uniate Church and the Polish National Movement.

Discussion

SESSION 4

RE-CONSTRUCTIONS ÉTATIQUES ET POLARISATION POLITIQUE (XXE – XXIE SIÈCLES)

Présidence : Laura Pettinaroli

Oleksander Zajcev (Université catholique de Lviv) : Greek Catholic Church and Ukrainian nationalism during the interwar period

Anne Hultsch (Institut d’Etudes slaves, Université de Vienne) : Unionism as a Response to Uniatism? On the Influence of Unionism on Russian Emigration in Czechoslovakia (in the 1920s/1930s)

Iryna Dmytrychyn (INALCO) : L’Eglise gréco-catholique au temps du Holodomor

Natalia Shlikhta (National University of Kyiv-Mohyla Academy) : Individual Dimension of ‘Reunification’: How Fr. Datsyshyn (1914-1993) ‘Became an Orthodox’ but ‘Remained a Greek Catholic’

Kerstin S. Jobst (Université de Vienne) : The Afterlife of a Greek-Catholic Saint. The Veneration of Jozafat Kuncevych in Vienna in the 20th Century

Discussion

Conclusion par Marie-Elizabeth Ducreux

La mélodie française de Lalo à Poulenc, un siècle d’or ?

Session 1

LUNDI 25 SEPTEMBRE

9h30 Accueil et inscription des participants

9h45 Introduction du colloque

SESSION 1 : À LA RECHERCHE DE FORMES

PRÉSIDENCE : HENRI SCEPI

10h Lucia Pasini (Université Sorbonne-Nouvelle), Quels poèmes pour quelle musique ? Un panorama de la mélodie française à la Belle Époque.

10h30 Hugo Rodriguez (Université libre de Bruxelles), Ce qu’un poème fait à ses mises en musique. Le cas de « L’Invitation au voyage » de Baudelaire entre mélodie, romance et chanson.

11h – 11h15 Pause

PRÉSIDENCE : ANDREA MALVANO

11h15 Philippe Blay (BnF, Paris), Création d’un parcours poétique et musical : Reynaldo Hahn et l’art du cycle.

11h45 Maria Irene Fantini (Université de Fribourg), La mise en musique du rondel entre 1890 et 1930. Formes et imaginaire médiéval. 

12h15 Irène Mejia-Buttin (CNSMDP), « Car j’ai de grands départs inassouvis en moi » : étude stylistique des derniers cycles de mélodies de Fauré.

12h45 Discussion

13h – 14h déjeuner

Session 2

SESSION 2 : PROPOSITIONS DU PREMIER XXE SIÈCLE

PRÉSIDENCE : PASCAL LÉCROART

14h Clotilde Verwaerde (Université Paris 8), « Rimes neuves et vieilles » : le Poème pastoral de Massenet.

14h30 Jean-Nicolas Illouz (Université Paris 8), Mallarmé, Ravel, « Sainte » : musicienne(s) du silence.

15h Deborah Livet (Université de Caen), Les « Chants du silence » de Paul Arma, mélodies de la liberté.

15h30 – 15h45 Pause

PRÉSIDENCE : SYLVIE DOUCHE

15h45 Andrea Malvano (Université de Turin)Exotisme et érotisme dans la mélodie française : le cas des Chansons Madécasses de Ravel.

16h15 Étienne Kippelen (Université d’Aix-Marseille), Les « années Six » et la mélodie française chez Milhaud.

16h45 Discussion

17h15 Fin de la première journée

Session 3

MARDI 26 SEPTEMBRE

9h45 Accueil et inscription des participants

SESSION 3 : DES INTERPRÈTES POUR LA MÉLODIE

PRÉSIDENCE : MYRIAM CHIMÈNES

10h Emily Kilpatrick (RMA, Londres), Maurice Bagès and the reinvention of the Mélodie.

10h30 Pascal Lécroart (Université de Franche-Comté), Claire Croiza face au défi de verbaliser l’art de l’interprète : autour d’un projet d’ouvrage inédit.

11h Christopher Moore (Université d’Ottawa), Hommage à Poulenc : Alice Esty et la mélodie française aux États-Unis.

11h30 – 11h45 Pause

Session 4

SESSION 4 : RÉCEPTION ET RÉACTIONS

PRÉSIDENCE : LUCIA PASINI

11h45 Yannick Simon (Université de Toulouse-Jean Jaurès), Mélodie et concert symphonique.

12h15 Annarita Colturato (Université de Turin), Réception et diffusion de la mélodie en Italie : le cas de la bibliothèque de Ugo et Olga Levi à Venise.

12h45 Discussion

13h – 14h déjeuner

PRÉSIDENCE : CÉCILE LEBLANC

14h Vincent Vivès (Université de Valenciennes), « Entoure ce citron de blanc d’œuf informe » : la relation critique. Notes autour d’Apollinaire, Éluard, Poulenc.

14h30 Jean-Pierre Bobillot (Université de Grenoble), Effets de vers, effets rythmiques.

15h Discussion

15h15-15h30 Pause

15h30 Entretien avec François Le Roux (baryton) : la mélodie française, transmission et création

16h30 Conclusions

17h Clôture du colloque

Léa Trommenschlager

Léa Trommenschlager se forme au conservatoire de Strasbourg ainsi qu’à la Musikhochschule Hanns Eisler de Berlin. En 2011, elle est lauréate de l’Académie du Festival d’Aix-en-Provence. 

C’est aussi cette année-là qu’elle débute une intense collaboration avec Maxime Pascal et Le Balcon, ensemble faisant dialoguer des compositeurs de tous siècles avec le présent et créant des œuvres de compositeurs d’aujourd’hui. Léa est également une des interprètes fidèles des opéras du compositeur Arthur Lavandier.

A l’opéra, elle a travaillé avec des metteurs en scène tels que David Marton, Benjamin Lazar, Jean Bellorini, Jacques Osinski et Ted Huffman. 

Dans les répertoires de la mélodie et du Lied, on retient l’enregistrement du cycle Myrthen de Schumann, avec la complicité du baryton-basse Damien Pass et du pianiste Alphonse Cemin, avec le label B Records.

Léa collabore régulièrement avec l’ensemble Cairn (direction Jérôme Combier) ainsi qu’avec Le Poème Harmonique (direction Vincent Dumestre). Elle est également membre du collectif de création lovemusic basé à Strasbourg. Depuis plusieurs années, elle travaille avec le guitariste et compositeur Marc Ducret sur son projet Lady M.

Cette saison, on retrouve la soprano à la Philharmonie de Paris avec Le Balcon pour la suite du cycle LICHT, à l’Opéra National du Rhin dans le cadre du Festival Arsmondo ainsi qu’au Théâtre de l’Atelier dans Cosmos de Fernando Fiszbein, mis en scène par Jacques Osinski.

Photo : Andrey Chuntomov