Dimanche 9 juin 2024, 20h30 – Trio Zeliha & Renaud Capuçon

Le trio n°1 opus 8 de Brahms est l'un des plus grands chefs-d'œuvre du répertoire chambriste romantique. Écrit très tôt dans sa première version, il fut revisité trente-six ans plus tard par le compositeur lui-même dans le but d'essuyer les débordements romantiques et larmoyants du jeune homme de vingt-et-un ans qu'il était à l'époque. Johannes meurt en 1897 à Vienne ; quelques jours plus tard et Eric Wolfgang Korngold voit le jour en Autriche-Hongrie.   
Compositeur décrié et déconsidéré jusqu'à sa mort, il est aujourd'hui vu et accepté comme l'un des plus grands précurseurs de la musique de film, mais pas seulement. Sa suite pour deux violons, violoncelle et piano (pour la main gauche) fut composée après son concerto pour piano pour la main gauche à la demande de Paul Wittgenstein, célèbre pianiste manchot de l'époque. Cette œuvre puissante, très peu défendue et particulière dans son écriture et dans sa formation, est l'occasion rêvée pour le Trio Zeliha de se joindre à Renaud Capuçon qui l'accompagne depuis plusieurs années et avec lequel les musiciens collaborent sur de nombreux projets, notamment par le biais de Beau Soir Productions.

Johannes Brahms (1833-1897)
Trio pour piano et cordes n°1 opus 8 
Allegro con brio
– Allegro molto
– Adagio
– Allegro


Erich Wolfgang Korngold (1897-1957)
Suite pour deux violons, violoncelle et piano (pour la main gauche), opus 23
Präludium und Fuge. Kräftig und bestimmt
– Walzer. Nicht schnell, anmutig
– Groteske. Möglich rasch
– Lied. Schlicht und innig. Nicht zu langsam
– Rondo – Finale (Variationen). Schnell, heftig

Trio Zeliha
Jorge González Buajasán piano
Manon Galy violon
Maxime Quennesson violoncelle

Renaud Capuçon violon

Dimanche 9 juin 2024, 16h – Collectif G

Maroussia Gentet et Matvey Zheleznyakov proposent un programme poétique déployant un univers onirique entre corps célestes et images naturelles qui explore l’interaction entre les interprètes et le rapport au mouvement par le modelage de la résonance du piano. Alternant des œuvres pour piano à quatre mains de Philippe Schoeller, de Farnaz Modarresifar écrites pour le Collectif G et des pièces du répertoire récent, ils proposent au public une remise en perspective de l’écoute gestuelle et musicale.

Philippe Schoeller (né en 1957)
Le Corbeau (commande du Collectif G)

Marco Stroppa (né en 1959)
Marteau fantôme

Philippe Hersant (né en 1948)
Onze haïkus (extraits):
La Libellule
– L’Automne à Suma
– Le Nuage immobile
– L’Oiseau dans la nasse
– La Souris sur le Koto
– Tempête d’hiver


Philippe Schoeller
Le Serpent (commande du Collectif G)

George Crumb (1929-2022)
Celestial Mechanics (Makrokosmos IV)
n°1 : Alpha Centauri

Farnaz Modarresifar (née en 1989)
Balades oniriques (extrait) (commande du Collectif G)

Matvey Zheleznyakov (né en 1991)
Choral

Luciano Berio (1925-2003)
Touch

George Crumb (1929-2022)
Celestial Mechanics (Makrokosmos IV)
n°3 : Gamma Draconis

Mauricio Kagel (1931-2008)
Der Eid des Hippokrates

Philippe Schoeller
Rouge silence pour deux pianistes et un espace scénique avec deux chaises (commande du Collectif G)

Collectif G
Maroussia Gentet, Matvey Zheleznyakov piano

Samedi 8 juin 2024, 20h – Trio Messiaen & Trio Xenakis

Complices de longue date, les trios Messiaen et Xenakis s’associent pour interpréter une version intimiste et bouleversante de l’ultime symphonie de Dmitri Chostakovitch, et placent en miroir « Vitrail » de Thierry Escaich, une fresque spectaculaire spécialement composée pour l’occasion. Les deux pièces sont réunies sur un enregistrement à paraître sous le label B Records.

Thierry Escaich (né en 1965)
Vitrail
(commande de la Fondation Singer-Polignac et des Amis de la musique à Deauville)

Dmitri Chostakovitch (1906-1975)
Symphonie n° 15 opus 141 pour percussions, célesta, violon et violoncelle (transcription de Viktor Derevianko)

Trio Messiaen
Philippe Hattat piano et célesta
David Petrlik violon
Volodia van Keulen violoncelle

Trio Xenakis
Adélaïde Ferrière
Rodolphe Théry
Emmanuel Jacquet percussions

photo : Yannick Coupannec

Vendredi 7 juin 2024, 21h – Quatuor Zahir

L’Heure bleue

L’heure bleue, instant éphémère à la croisée du jour et de la nuit : tel pourrait être le décor rêvé de ce concert. Une invitation à un voyage onirique entre musique française du XXème siècle et créations contemporaines. Les évocations nocturnes, scènes d’enfance et autres couleurs chatoyantes seront par ailleurs le lieu d’un dialogue entre le quatuor et un origamiste performant en direct : le pliage comme allégorie de la modularité des formes, sculpturales et musicales.

Maurice Ravel (1875-1937)
Pavane pour une infante défunte (arr. Quatuor Zahir)

Claude Debussy (1862-1918) / Fabien Waksman* (né en 1980)
Une Petite suite (arrangement A. Markeas)
En bateau
– Cortège

Les Lunes galantes* (commande du Quatuor Zahir)
– Menuet
– Ballet


Graciane Finzi (née en 1945)
(Une autre) Petite suite (commande du Quatuor Zahir)
Stabilité mouvante
– Et passe le temps
– Hiver
– Chiacchierata


Claude Debussy
Clair de lune (arr. Quatuor Zahir)

Joan Pérez-Villegas (né en 1994)
Sólo el misterio, in memoriam Federico García Lorca

Nadia Boulanger (1887-1979)
Trois pièces (arr. Quatuor Zahir)
– Modéré
– Sans vitesse et à l’aise
– Vite et nerveusement rythmé

Quatuor Zahir
Guillaume Berceau saxophone soprano
Etienne Boussard saxophone alto
Florent Louman saxophone ténor
Joakim Ciesla saxophone baryton

avec la participation de Maître en origami Gérard Ty Sovann

Vendredi 7 juin 2024, 19h – Quatuor Métamorphoses

Le répertoire français est au coeur du projet du Quatuor Métamorphoses : ici, il associe le célèbre quatuor de Debussy à celui de Saint-Saëns, oeuvre méconnue où les inspirations bruissantes de la nature chères au compositeur de La Mer cèdent à la virtuosité éclatante et à un rigoureux travail sur la forme, hérité de Beethoven.

Camille Saint-Saëns (1835-1921)
Quatuor à cordes n°1 opus 112
Allegro
Molto allegro quasi presto
Molto adagio
Allegro non troppo


Claude Debussy (1862-1918)
Quatuor à cordes opus 10
Animé et très décidé
Assez vif et bien rythmé
Andantino, doucement expressif
Très modéré

Quatuor Métamorphoses
Mathilde Potier, Pierre Liscia-Beaurenaut violon
Jean-Baptiste Souchon-Graziani alto
Madeleine Douçot violoncelle

Jeudi 6 juin 2024, 21h – Trio Hélios, Gabriel Le Magadure, Marie Chilemme

Gabriel Fauré (1845-1924)

Trio pour piano, violon et violoncelle opus 120 
Allegro, ma non troppo
Andantino
Allegro vivo

Quintette pour piano et cordes n° 2 opus 115
Allegro moderato
Allegro vivo
Andante moderato
Allegro molto

Trio Hélios
Alexis Gournel piano
Eva Zavaro violon
Raphaël Jouan violoncelle

Gabriel Le Magadure violon
Marie Chilemme alto

Photo : Luigia Messina

Jeudi 6 juin 2024, 19h – Récital de Théo Fouchenneret

Le pianiste a choisi de réunir dans ce programme deux figures phares du répertoire pour piano. Entre les genres du nocturne et de la fantaisie, c’est toute l’esthétique romantique qui se formule avec Fauré et Schumann.  
L’année 2024 marque le centenaire de la disparition de Gabriel Fauré, un compositeur cher à Théo Fouchenneret qui lui dédie son prochain disque solo à paraître à l’automne chez La Dolce Volta. 

Gabriel Fauré (1845-1924)
Nocturne n°4 opus 36 
Nocturne n°6 opus 63
Nocturne n°9 opus 97
Nocturne n°13 opus 119

Robert Schumann (1906-1975)
Fantaisie opus 17

Théo Fouchenneret piano

Photo : Lyodoh Kaneko

Quatuor Métamorphoses

Le Quatuor Métamorphoses est né de la volonté forte d’explorer le répertoire du Quatuor à Cordes, et de partager avec un public toujours plus large son exigence, sa richesse, parfois sa violence également, dans un même souffle musical. En résulte une série de métamorphoses, semblables à celles que raconte Ovide dans son chef-d’oeuvre auquel le Quatuor a souhaité rendre hommage : fugaces, perpétuelles, invisibles, et surtout plurielles. Le vivre-ensemble, et le jouer-ensemble, transporte interprètes et auditeurs dans un large mouvement qui les dépasse ; car un quatuor, c’est une bête à quatre têtes, un instrument protéiforme «humain, trop humain», pour reprendre la formule de Nietzsche. Enfin, la métamorphose, c’est la variation, la sculpture du vide par l’élément musical ; la variation, c’est toute l’histoire de la musique, pour laquelle la métamorphose agirait donc comme principe étiologique.

 Cette rigoureuse vision artistique, le Quatuor Métamorphoses l’a nourrie au contact de ses maîtres : diplômé d’un master de musique de chambre dans la classe de François Salque (Quatuor Ysaÿe) au CNSMDP, le Quatuor étudie auprès d’Hatto Beyerle, membre fondateur du légendaire Alban Berg Quartett, au sein de l’European Chamber Music Academy (ECMA) dont le Quatuor est membre nominé depuis 2018. Après un cycle de perfectionnement (Postgraduate Studies) à l’Université de Musique de Vienne (MDW Wien) dans la classe de Johannes Meissl (2022-2023), le Quatuor est désormais en résidence à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth (Belgique) sous la direction de Corina Belcea, Miguel Da Silva et Jean-Claude Vanden Eynden. En parallèle, le Quatuor reçoit également les précieux conseils Quatuors Ebène et Modigliani aux Rencontres Musicales d’Evian, Ori Kam (Jerusalem Quartet) à l’Académie Ravel, Petr Prause (Talich Quartet), Valentin Erben (Quatuor Alban Berg), Christophe Coin (Quatuor Mosaïques), Alfred Brendel, Itamar Golan, ou encore Patrick Jüdt.

Prix ProQuartet du concours européen de la FNAPEC, boursier et lauréat de l’Académie Ravel, le Quatuor Métamorphoses est également lauréat du Tremplin pour jeunes Quatuors de la Philharmonie de Paris, et lauréat de la fondation de l’abbaye de Royaumont et de Villefavard.

Ce parcours les amène à se produire dans les salles les plus prestigieuses : Wigmore Hall, Philharmonie de Paris, Franz Liszt Academy Budapest, Teatro Goldoni de Florence, aux Festivals de Prades, Quatuors à Bordeaux, au Potager du Roi à Versailles (sur invitation de Gérard Caussé et du Quatuor Modigliani), au Festival de Cordes sur Ciel, au Festival des Arcs, au Festival Radio Classique, lors de la Nuit du Quatuor aux côtés des Quatuors Hermès ou Zaïde, en compagnie de François Salque, Emmanuelle Bertrand, Alexis Descharmes, ou encore Roman Borisov, Aurélien Pontier ou Paul Zientara.

Le répertoire du Quatuor Métamorphoses va des grands maîtres du genre à l’exploration des répertoires les plus contemporains, de Haydn à Aftab Darvishi, et s’attache à mettre en lumière des oeuvres méconnues au travers de projets innovants, comme le spectacle «Du coq à l’alouette» entièrement écrit par le Quatuor et crée en 2022, ou «Une pièce bien à elles», consacré aux oeuvres du matrimoine, qu’il porte dans tous les types de lieux, en multipliant les interventions au SAMU social, dans les écoles de la France entière, en EHPAD…

L’ensemble vient d’enregistrer le quatuor d’Oskar Posa en recréation mondiale, dont la sortie sur le label Voilà records et distribué par PIAS est prévue au printemps 2024.

Le Quatuor Métamorphoses est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2023.

Photo : Athénon

Marie Chilemme

Née en 1988, l’altiste Marie Chilemme débute l’alto à l’âge de trois ans. Après des études au conservatoire de Toulouse dans la classe de Louis Merlet, elle intègre en 2005 la classe de Jean Sulem au CNSM de Paris et y obtient brillamment son Master en 2010. Elle étudie ensuite à Berlin de 2010 à 2012 auprès de Tabea Zimmermann à la Hochschule Hans Eisler, avec le quatuor Artemis à la UDK de Berlin et en 2015 à Bruxelles auprès de Miguel da Silva à la Chapelle Musicale Reine Élisabeth. 

Passionnée de musique de chambre, Marie participe notamment à l’Académie Ozawa en Suisse de 2008 à 2013 et fonde en 2012 le Quatuor Cavatine, lauréat des concours internationaux de quatuor à cordes de Hambourg en 2012 et de Banff au Canada en 2013.

Interprète très recherchée en tant que chambriste et soliste, Marie Chilemme est invitée dans de nombreux festivals internationaux. 

En octobre 2017, Marie intègre le Quatuor Ebène.  En 2019, ils enregistrent l’intégralité des Quatuors de Beethoven chez Erato . 

Le Quatuor Ébène est en résidence à la Hochschule für Musik und Theater de Munich depuis janvier 2021 où ils ont créé la « Ebene Quartet Academy ».

La musicienne a la chance de jouer, depuis octobre 2021, l’alto 1734 « Gibson » d’Antonio Stradivarius généreusement prêté par la Stradivari Fondation Habisreutinger.

Marie Chilemme est artiste-associé de la Fondation Singer-Polignac au sein du Quatuor Ebène.

Gabriel Le Magadure

Passionné depuis son plus jeune âge par la musique de chambre et plus particulièrement l’univers du quatuor à cordes, Gabriel Le Magadure est violoniste du Quatuor Ebène. 

Au sein du Quatuor Ébène, Gabriel s’est produit dans les salles les plus prestigieuses du monde : Carnegie Hall de New York, Philharmonie de Berlin, Wigmore Hall de Londres, Concertgebouw d’Amsterdam, Musikverein et Konzerthaus de Vienne, Tonhalle de Zürich, Mozarteum de Salzburg, Salzburger Festspiele, Théâtre des Champs-Elysées, Théâtre du Châtelet et salle Pleyel à Paris… Il se produit régulièrement au Japon, aux Etats-Unis et dans toute l’Europe. 

Né en 1981, Gabriel débute le violon à l’âge de 6 ans au CNR de Nantes. En 1999, après avoir obtenu un premier prix de violon à l’unanimité (dans la classe de Colette Bord) ainsi que deux premiers prix de musique de chambre, il entre au CNR de Boulogne-Billancourt dans la classe de Maryvonne Le Dizès. En 2001 il obtient son premier prix de violon à l’unanimité avec les félicitations du jury, l’année suivante il entre au CNSMD de Lyon dans la classe de Christophe Poiget. En 2003, après avoir remporté avec le Quatuor Ébène le 2e prix (1er prix non attribué) du Concours International de Quatuor à Cordes de Bordeaux, Gabriel décide de quitter le cursus du CNSMDL pour se consacrer entièrement au Quatuor Ébène. 

Au sein de cet ensemble il a travaillé avec de grands pédagogues tels que le Quatuor Ysaÿe, Gabor Takacs, Pierre-Laurent Aimard, Eberhard Feltz et le compositeur György Kurtag. Le quatuor a eu la chance de partager la scène avec des partenaires de renom comme Renaud et Gautier Capuçon, Elisabeth Leonskaja, Mitsuko Uchida, Nicholas Angelich, Alexandre Tharaud, Franck Braley, Daniel Müller- Schott, Antoine Tamestit, Bertrand Chamayou, Nicolas Altstaedt, Andras Schiff ou Menahem Pressler… 

Gabriel Le Magadure a également donné de nombreuses master class à travers le monde : aux Hochschule de Freiburg et Stuttgart, au Lake District Festival en Angleterre, à la Colburn School de Los Angeles, au CNSM de Paris… En 2021 il devient professeur en résidence à la Hochschule de Munich au sein de la Ebène Academy. 

Gabriel Le Magadure est artiste-associé de la Fondation Singer-Polignac au sein du Quatuor Ebène depuis 2011.