Ensemble Astera et Guillaume Bellom – 5 juin 2026, 21h

De la clarté classique de Mozart à l’esprit pétillant de Poulenc, en passant par les couleurs subtiles de Caplet, ce programme explore plus d’un siècle de musique à travers le dialogue intime entre vents et piano. Ils se répondent, se fondent ou s’opposent, offrant une palette sonore d’une richesse exceptionnelle.

Composé en 1784, le quintette pour vents et piano KV 452 de Mozart est l’une des œuvres de musique de chambre que Mozart tenait en plus haute estime. Il y réalise un équilibre parfait entre le piano et les vents, aucun instrument ne prenant durablement le dessus. L’écriture, d’une élégance lumineuse, met en valeur la personnalité de chaque timbre tout en conservant une unité remarquable. Le célèbre Larghetto central, d’un lyrisme apaisé, constitue le cœur expressif de l’œuvre.

Le quintette pour vents et piano d’André Caplet a été écrit autour de 1898-1899 alors que le compositeur était encore étudiant au Conservatoire de Paris. Dans cette pièce, il propose une musique d’une grande finesse, où la recherche de couleur et de transparence occupe une place centrale, dans une esthétique proche de l’impressionnisme français. Sans jamais céder à l’effet, l’écriture privilégie la souplesse des lignes et la subtilité des équilibres. Les vents s’entrelacent dans un dialogue constamment renouvelé, tandis que le piano, loin d’un simple rôle d’accompagnement, participe pleinement à la construction du discours. L’œuvre installe une atmosphère suspendue, intimiste, qui invite à une écoute attentive et contemplative.

Le sextuor pour vents et piano de Poulenc a été composé principalement entre 1931 et 1932 (avec une révision importante en 1939). Œuvre emblématique du compositeur, elle déborde d’énergie, d’humour et de contrastes. Les changements de caractère sont brusques, parfois espiègles, parfois profondément lyriques. Le piano y tient un rôle moteur, presque orchestral, face à un ensemble de vents traité avec une virtuosité jubilatoire. Cette pièce, à la fois brillante et sensible, constitue une conclusion éclatante au concert.

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)

Quintette pour vents et piano en mi bémol majeur K. 452

  • Largo – Allegro moderato
  • Larghetto
  • Allegretto

André Caplet (1878-1925)

Quintette pour vents et piano

  • Allegro
  • Adagio
  • Scherzo. Très vite
  • Final. Allegro con fuoco

Francis Poulenc (1899-1963)

Sextuor pour vents et piano

  • Allegro vivace
  • Divertissement
  • Finale

Ensemble Astera

Coline Richard flûte

Moritz Roelcke clarinette

Gabriel Potier cor

Jeremy Bager basson

Yann Thenet hautbois

Guillaume Bellom piano

photo : © Les Mélèzes_Matthieu Joffres

mercredi 11 novembre, 19h

Jazz et classique, toute une histoire

Concert-commenté conçu et présenté par Benoît Duteurtre

Programme musical et documents sonores :

Claude Debussy (1862-1918)

Golliwogg’s cake Walk

Scott Joplin (1868-1917)

The Entertainer

Clément Doucet (1895-1950)

Chopinata

Extrait sonore

Darius Milhaud (1892-1974) – La Création du monde (extrait), direction Milhaud (1956)

Darius Milhaud

Le Bœuf sur le toit

Paul Hindemith (1895-1963)

Ragtime (extrait de Suite 1922)

Alexandre Tansman (1897-1986)

Dancing (extrait de La Grande ville)

George Gershwin (1898-1937)

By Strauss

Maurice Ravel (1875-1937)

Blues

Extrait sonore

Kurt Weill (1900-1950) – Alabama song  (Lotte Lenya 1960)

Kurt Weill

Je ne t’aime pas

Igor Stravinski (1882-1971)

Concerto pour deux pianos (extrait)

Extrait sonore

André Jolivet (1905-1974) – Concerto n°2 pour trompette et orchestre, giocoso

George Gershwin

Variations sur I got rythm

Leonard Bernstein (1918-1990)

West Side Story (medley)

Avec

Irina de Baghy mezzo-soprano

David Petrlik violon

Ismaël Margain, Guillaume Bellom piano

Guillaume Bellom

Guillaume Bellom a l’un des parcours les plus atypiques de sa génération, menant des études de violon parallèlement au piano, depuis le conservatoire de Besançon jusqu’au CNSM de Paris, au contact de personnalités musicales marquantes, telles que Nicholas Angelich et Hortense Cartier-Bresson.

1er Prix du Concours International d’Epinal, finaliste et prix “Modern Times” de la meilleure interprétation de la pièce contemporaine lors du concours Clara Haskil en 2015, Guillaume Bellom se révèle lors de cet événement dédié à la pianiste roumaine. Il remporte le prix Thierry Scherz des Sommets Musicaux de Gstaad 2016, puis le grand public le découvre lors des Victoires de la Musique 2017, où il est nommé dans la catégorie “révélation soliste instrumental”. 

Son parcours musical le mène au Festival International de piano de la Roque d’Anthéron, au Festival de Pâques d’Aix-en-Provence, au Salzburger Festspiele, au Théâtre des Champs-Elysées, à l’Auditorium de Radio-France, jusqu’au Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg ou encore au Concert Hall de Shanghai. Il se produit en compagnie d’artistes tels que Renaud Capuçon, Paul Meyer, Yan Levionnois, Victor Julien-Laferrière, Mathilde Caldérini, Ismaël Margain, Anna Göckel, David Kadouch, et en soliste avec l’Orchestre National d’Île-de-France, l’Orchestre de Metz, l’Orchestre de chambre de Lausanne, et récemment en tournée avec l’Orchestre National de France, notamment sous la direction de Christian Zacharias, Pierre Dumoussaud, Ruth Reinhardt.

Sa discographie comporte notamment deux albums dédiés aux œuvres pour quatre mains de Schubert (“ffff” Télérama) et Mozart, enregistrés avec Ismaël Margain, un disque en sonate avec le violoncelliste Yan Levionnois, (“ffff” Télérama), un disque en solo consacré à Schubert, Haydn et Debussy, et en 2021 un disque enregistré avec Renaud Capuçon, « Un Violon à Paris »

Entré en résidence à la fondation en 2012, Guillaume Bellom en est devenu artiste associé en 2018.