Ensemble Théodora

Décrit comme « un des ensembles les plus prometteurs de la jeune scène baroque française » (Resmusica, août 2025), THÉODORA est un collectif de musique ancienne formé à la Royal Academy of Music de Londres, qui se réunit d’abord autour d’un amour partagé pour la musique française. Cristallisé autour d’un quatuor féminin, l’ensemble explore les liens entre nations européennes à l’époque baroque, avec une attention particulière portée aux compositeurs expatriés. Cette approche prend tout son sens au regard de son propre parcours : quatre Françaises vivant en Angleterre, touchées par l’expérience du déplacement et la richesse de rencontres interculturelles.

Aujourd’hui basé à Paris, l’ensemble est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2023, ainsi qu’à la Banque de France.

Depuis sa création, l’ensemble s’est illustré dans plusieurs rendez-vous majeurs de la scène musicale européenne : Festival Radio France de Montpellier, MA Brugge, Festival de La Chaise-Dieu, Oude Muziek Utrecht, Festival de Sablé-sur-Sarthe, Brighton Early Music Festival, La Folia, London Handel Festival. 

L’ensemble enregistre pour le label Alpha Classics, chez lequel un premier album paraît en février 2026. L’année 2026 verra également l’ensemble revenir vers sa passion initiale du répertoire français, à l’occasion d’un projet autour de Jean-Philippe Rameau en partenariat avec la Fondation Royaumont et les Saisons Baroques du Jura.

Engagé dans la médiation culturelle, THÉODORA collabore avec l’Université Paris Cité, organisant des concerts pour étudiants pendant leur pause déjeuner, afin de rendre la musique baroque accessible au plus grand nombre.

Mariamielle Lamagat soprano

 Louise Ayrton violon

Alice Trocellier viole de gambe 

Lucie Chabard clavecin et orgue

photo : Hubert Caldaguès / Alpha Classics

Ensemble Astera

L’Ensemble Astera est le quintette à vent lauréat du 1er Prix au Concours International de Musique de Chambre Carl Nielsen 2023.

Depuis 2019, soudés par leur amitié et animés d’une passion commune de la musique de chambre, ses musiciens ont à cœur de partager leur vision essentielle en tant que chambristes: le mélange des sons et des timbres de cinq instruments à vents dans un but d’unité et de recherche d’une grande dimension artistique.

Leurs différentes expériences auprès de grands orchestres internationaux enrichissent leur cohésion, leur sonorité unique et leur affinité musicale autour du quintette à vent. Ainsi, l’ensemble franco-suisse représente un véritable vent de fraîcheur dans le paysage classique. Mus par un enthousiasme insatiable, les musiciens mettent leurs énergies au service d’interprétations remarquables, émouvantes, réfléchies et engagées, en utilisant au maximum les possibilités sonores de leur formation. Fidèle à l’esprit d’ouverture que suggère son nom, l’Ensemble Astera s’enrichit volontiers d’un piano ou d’autres instruments, afin d’explorer les multiples facettes du répertoire de musique de chambre avec vents.

Comme en témoigne son Prix de la meilleure interprétation de la création au Concours Nielsen, le dynamisme artistique de l’ensemble se caractérise également par son approche du répertoire contemporain, et son désir majeur d’amener cette musique innovante dans les salles de concerts. C’est dans cette optique que l’ensemble a enregistré le quintette de Fazıl Say Alevi dedeler rakı masasında (2011) et est dédicataire de l’œuvre du compositeur suisse Kevin Juillerat Whirls, créée lors de l’été 2025.

L’Ensemble Astera se produit dans divers festivals et saisons musicales en Europe, comme par exemple le Lavaux Classic, le Festival de Pâques d’Aix-en-Provence, le Davos Festival, le festival de Radio France, les Rencontres Musicales d’Evian ou le festival Murten Classics. L’ensemble est également présent sur les ondes de France Musique, de la Radio Télévision Suisse, de Radio Classique ou encore de la Radio Danoise.

Depuis 2023, l’Ensemble Astera est Artiste résident à la Fondation Singer-Polignac à Paris.

Grâce à sa collaboration avec l’ingénieur du son Michael Seberich, et à la résidence offerte par St Columba’s Drimnin Trust en Ecosse, l’Ensemble Astera a enregistré en été 2024 son premier album consacré à Debussy, Nielsen, Say & Barber qui est paru en mai 2025 chez le label suisse Claves.

Coline Richard flûte

Moritz Roelcke clarinette

Gabriel Potier cor

Jeremy Bager basson

Yann Thenet hautbois

Photo : Sophie Williams

Trio Pantoum

Après presque dix ans d’existence, le Trio Pantoum s’impose aujourd’hui comme l’un des ensembles les plus recherchés de sa génération et s’est déjà produit sur les cinq continents.

Le nom Pantoum fait référence à une forme poétique d’origine malaise, reprise notamment par Ravel : des quatrains à rimes croisées dont les vers se répètent d’une strophe à l’autre, selon un jeu d’échos subtils. Une forme exigeante et hypnotique, qui impose rigueur, souffle et sens de l’architecture, et qui reflète la démarche artistique du trio : entremêler les personnalités, travailler la matière, ciseler le son, bâtir une architecture sonore commune.

En 2023, le Trio Pantoum connaît une ascension fulgurante, remportant le 1er prix au Concours Haydn de Vienne puis au Concours de Lyon (1er prix et 2 prix spéciaux). Cette reconnaissance marque un tournant : s’enchaînent engagements majeurs (La Seine Musicale, Festival Radio France Montpellier, Roque d’Anthéron, ChaiseDieu…), une tournée avec La Belle Saison — dont un récital aux Bouffes du Nord —, et une visibilité accrue sur les scènes internationales. L’été mène le trio jusqu’en Asie et Océanie, avec des récompenses aux concours de Melbourne (2e prix) et Osaka (2e prix), puis, de retour en Europe, au concours de l’ARD de Munich (3e prix et 2 prix spéciaux). Désormais reconnu à l’échelle mondiale, il est invité par des salles prestigieuses telles que la Philharmonie de Paris, le Concertgebouw d’Amsterdam ou l’Opéra de Monte-Carlo. Sa victoire au 21e Concours Trio di Trieste en 2022 l’amène également en tournée dans les plus belles salles et saisons musicales d’Italie.

Formé à Paris en 2016, le Trio a été guidé par Claire Désert et le Trio Wanderer, avant d’entamer une résidence à la Chapelle Musicale Reine Élisabeth, où il reçoit l’enseignement de Miguel Da Silva (Quatuor Ysaÿe) et de Corina Belcea (Quatuor Belcea). Il bénéficie également des conseils de Hatto Beyerle, Johannes Meissl, Patrick Jüdt ou encore Xavier Gagnepain. Inspiré par toutes ses rencontres, le Trio Pantoum revendique une approche de travail proche de celle du quatuor à cordes : exigence absolue dans la construction de l’œuvre, souci extrême du détail, et quête permanente de la cohésion.

En avril 2025 paraît MODERN TIMES chez La Dolce Volta, un premier album réunissant Arensky, Ravel et Srnka. Une traversée stylistique audacieuse, immédiatement saluée par la critique, marquant une « entrée fracassante dans la discographie » (Le Monde).

Au cours de cette saison 2025-2026, le trio se produit à Londres (Wigmore Hall), Amsterdam (Concertgebouw), Copenhague, ainsi qu’à Ankara (Bilkent Concert Hall), où il interprète le Triple Concerto de Beethoven aux côtés du Bilkent Symphony Orchestra.

Le Trio Pantoum est lauréat de la Fondation Banque Populaire, artiste en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2023, et bénéficie du soutien de la Fondation Safran pour la Musique.

Hugo Meder violon

Bogeun Park violoncelle

piano

photo : Gregory Massat

Quatuor Fidelio

Parcourant les scènes internationales depuis plus de dix ans, les quatre musiciennes se réunissent en 2023 pour former le Quatuor Fidelio, empruntant son nom à l’opéra éponyme de Beethoven.

Leur collaboration transcende la virtuosité individuelle et révèle une passion partagée pour le répertoire du quatuor à cordes, tout en mettant également à l’honneur des œuvres de composieurs et compositrices oubliés ou encore à découvrir.

Les musiciennes ouvrent régulièrement le quatuor à de plus grandes formations, en quintette, sextuor ou octuor. Elles collaborent ainsi avec le Quatuor Hermès, les pianistes Sophia Liu, Nathanaël Gouin, Claire Désert et Julien Gernay, le clarinettiste Lilian Lefebvre et le flûtiste Philippe Bernold, ou encore les violonistes Clémence de Forceville et Iris Scialom.

Depuis sa création, le quatuor s’est produit dans de nombreux festivals et saisons musicales : La Folle Journée de Nantes 2025 – dont le concert de clôture diffusé en direct sur Arte et France Musique -, Festival de la Grange de Meslay, Festival Le ClassiC’est fffou, Les Moments Musicaux de l’Hermitage à la Baule, La Folle Nuit à Vienne, Festival de Saint-Céré, Les Jeudis Musicaux, Festival Sonate d’Automne, Festival Musical’Océan, Jazz Classic Festival de Saint-Mandé, Les Soirées musicales de Vénéjan, Festival de Wissembourg, Concerts Classiques de la Région Morgienne, Concerts de Vollore, Rencontres musicales du Château d’Ainay-le-Vieil…

À l’initiative du Festival de Chaillol, le Quatuor Fidelio a commandé une œuvre à la compositrice et violoniste de jazz Fiona Monbet. Intitulée Quasar, cette pièce, hommage aux grands maîtres du passé et empreinte de musique traditionnelle irlandaise, a été créée en 2025.

Plus récemment, le Quatuor Fidelio a collaboré avec l’illustrateur Grégoire Pont pour un concert dessiné autour de la Symphonie Pastorale de Beethoven, dans une version en sextuor à cordes, aux côtés de l’altiste Gérard Caussé et de la violoncelliste Caroline Sypniewsky. Le spectacle a été donné aux Sommets Musicaux de Gstaad ainsi qu’au Festival de Pâques d’Aix-en-Provence.

Les musiciennes sont prochainement invitées à jouer aux Concerts Classiques de la Région Morgienne en Suisse, au Festival Mélomane Côte Sud à Capbreton, au Festival Tempo au Croisic en quatuor et quintette avec le pianiste Tanguy de Williancourt, au Festival Chopin à Nohant en quatuor et en octuor avec le Quatuor Akilone, ainsi qu’au Festival Terres Vibrantes, en quatuor et en quintette avec l’altiste Olivier Marin.

Le Quatuor Fidelio est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2025.

Verena Chen, Camille Fonteneau violon

Léa Hennino alto

Maria Andrea Mendoza violoncelle

photo : Iseult Photography

Quatuor Elmire

Fondé en 2017, le Quatuor Elmire s’est rapidement distingué sur la scène internationale en remportant le Deuxième Prix du prestigieux Concours international de musique de chambre de Genève, assorti du Prix spécial de la Fondation Etrillard pour le projet artistique le plus remarquable. L’ensemble est également lauréat du Concours international de musique de chambre Carl Nielsen à Copenhague.

En 2025, le Quatuor Elmire reçoit le prix de la « Révélation musicale de l’année », décerné par le Syndicat de la critique en reconnaissance de sa saison 2024–2025. La même année marque la parution de son premier album, un double disque consacré à Beethoven et à ses quatuors « Razumovsky », publié par le label Scala Music.

Le Quatuor Elmire se produit régulièrement dans de grandes salles et festivals internationaux, parmi lesquels la Philharmonie de Paris, le Victoria Hall de Genève, la Philharmonie Luxembourg, l’Alte Oper de Francfort, le Tokyo International Forum ou encore la Grange au Lac à Évian. Il est actuellement en résidence à la Chapelle Musicale Reine Élisabeth et est artiste du programme Génération Spedidam, ainsi que lauréat de la Fondation Banque Populaire.

Le Quatuor Elmire est en résidence à la Fondation Singer-Polignac pour la période 2019-2026.

David Petrlik, Yoan Brakha violon

Hortense Fourrier alto

Rémi Carlon violoncelle

photo : Matthieu Joffres

Quatuor Magenta

Désigné comme “un modèle d’exigence technique, d’élégance et d’excellence musicale” (Emmanuelle Giuliani, La Croix 2024), le Quatuor Magenta est un quatuor à cordes français basé à Paris depuis sa création en 2021. Il se nourrit dès ses débuts du dialogue entre les différents parcours et nationalités de ses quatre musiciennes.

Caractérisé par son son généreux et son énergie contagieuse, le Quatuor Magenta évolue aussi bien sur les scènes les plus prestigieuses (Philharmonie de Paris, Salle Cortot, Festival de Radio France) qu’auprès de publics éloignés dans différents formats (interventions en milieu carcéral, clés d’écoutes). Il n’hésite pas à détourner les codes du concert classique pour favoriser l’échange avec son public.

Explorant tous les répertoires avec la même curiosité, le Quatuor Magenta se distingue néanmoins dans les langages modernes et contemporains qui ont une place de choix dans sa programmation. Après sa participation au marathon 50 for the Future du Kronos Quartet lors de la Biennale de Quatuor en 2024, il y créera en 2026 un pièce inédite qu’il commande à Raphaël Merlin. Le Quatuor Magenta défend aussi le répertoire des compositrices, et aime faire dialoguer des œuvres méconnues avec les quatuors acclamés du répertoire dans ses programmes de concert.

Bien que parisien, le Quatuor a aussi un pied au Canada, pays d’origine de sa violoncelliste. Il y retourne au printemps 2026 pour sa deuxième tournée sur la côte Est, dans son répertoire de prédilection.

Le Quatuor Magenta est grand résident ProQuartet. En 2025, il participe aux concours internationaux renommés de Bordeaux et Banff, où il reçoit le Anderson Career Development Award. Il se voit aussi attribuer le 3e prix du Zukunftsklang Competition Stuttgart et la bourse de l’académie des Beaux-Arts au Concours de la FNAPEC, en 2023. Il reçoit les conseils des plus grands au cours de sa formation auprès des quatuors Ebène, Modigliani, ou encore Hagen.

Le Quatuor Magenta joue sur le « quatuor de Vougeot » fait par Stefan Peter Greiner et prêté par le fonds instrumental « Musique et vin au Clos Vougeot ».

Il est produit par Chapeau l’Artiste Production.

Le Quatuor Magenta est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2023.

Ida Derbesse, Elena Watson-Perry violon

Claire Pass-Lanneau alto

Fiona Robson violoncelle

Quatuor Ebène

Un concert du Quatuor Ébène est et reste un événement musical et sensoriel. Au cours des deux dernières décennies, le quatuor a posé de nouveaux jalons en se consacrant aux oeuvres du répertoire au-delà de la perfection et en recherchant et nécessitant l’échange avec le public.

Après des études avec le Quatuor Ysaÿe à Paris ainsi qu’auprès de Gábor Takács, d‘Eberhard Feltz et de György Kurtág, son succès sans précédent et exceptionnel lors du Concours de l’ARD 2004 a initié la montée en puissance du Quatuor Ébène, donnant lieu à de nombreux autres prix et récompenses. Par exemple, en 2005, le quatuor a reçu le prix Belmont de la Fondation Forberg-Schneider, en 2007, il a été lauréat du Fonds Borletti-Buitoni, et en 2019 il a été le premier ensemble constitué honoré par le Frankfurter Musikpreis. 

Outre le répertoire traditionnel, le quatuor se plonge également dans d’autres styles (« Un quatuor à cordes qui peut sans peine se métamorphoser en jazz-band » New York Times, 2009). Ce qui a commencé en 1999 comme une distraction dans les salles de répétition de l’université – improvisant sur des standards de jazz et des chansons pop – est devenu une marque de fabrique du Quatuor Ébène. À ce jour, le quatuor a publié 3 albums dans ces genres, Fiction (2010), Brésil (2014) et Eternal Stories (2017). En juin 2024, l’ensemble présentera un nouveau projet, Waves, avec l’artiste sonore électronique Xavier Tribolet, sur les scènes européennes.    
L’approche libre des différents styles crée une tension bénéfique à tous les aspects de leur travail artistique. La richesse et la profondeur de leur travail a été accueillie avec enthousiasme par le public et la critique. 

Les albums du Quatuor Ébène, consacrés à Bartók, Beethoven, Debussy, Haydn, Fauré et aux frères et sœurs Mendelssohn, ont reçu de nombreuses récompenses, dont Gramophone, BBC Music Magazine et le Midem Classic Award. En 2015 & 2016, les musiciens se sont consacrés au thème du Lied. Ils ont participé à l’album Green (Mélodies françaises) de Philippe Jaroussky et ont sorti un album Schubert avec Matthias Goerne (arrangements pour quatuor à cordes, baryton et contrebasse de Raphaël Merlin) et le quintette à deux violoncelles de Schubert avec Gautier Capuçon. Aux côtés d’Antoine Tamestit, le Quatuor Ebène a enregistré les quintettes à cordes de Mozart KV 515 & KV 516 à paraître fin 2022. L’album a été récompensé par des prix tels que le Choc Classica, le Diapason d’Or et le Gramophone of the month.

Entre mai 2019 et janvier 2020, le quatuor a enregistré les seize quatuors à cordes de Beethoven sur six continents dans le cadre d’un projet d’envergure mondiale. Avec cet enregistrement intégral, l’ensemble a également célébré son 20e anniversaire sur scène, couronné par des représentations du cycle complet de quatuors à cordes dans les grandes salles d’Europe, comme la Philharmonie de Paris ou l’Alte Oper de Francfort. Des invitations du Carnegie Hall de New York, du Festival de Verbier et du Konzerthaus de Vienne étaient également à l’ordre du jour. 

En janvier 2021, le quatuor a été chargé par la Hochschule für Muisk und Theater München de créer une classe de quatuor à cordes dans le cadre de la nouvelle « Quatuor Ébène Academy ». 

Le quatuor a partagé un cycle commun avec le Belcea Quartet au Konzerthaus de Vienne. Cette collaboration fait l’objet d’un disque rassemblant les octuors de Mendelssohn et d’Enesco, paru en 2025 (Erato/Warner). Pour la saison 23/24, la Philharmonie Luxembourg a choisi le Quatuor Ébène comme ensemble en résidence. Outre des concerts de musique de chambre, les musiciens présentent Absolute Jest de John Adams avec le Luxembourg Philharmonic. En tant que Quatuor en résidence à Radio France, ils se produisent trois fois dans la saison à Paris. 

Au printemps 2024, le violoncelliste Yuya Okamoto succède au membre fondateur Raphaël Merlin.

D’autres points forts de la saison sont entre autres les tournées au Festival de Salzbourg, à la Philharmonie de Berlin, au Megaron d’Athènes, au Wigmore Hall de Londres et au Carnegie Hall de New York City, NY. 

Instruments & archets

​Pierre Colombet joue sur deux violons : un violon Antonio Stradivarius de 1717, le « Piatti », gracieusement prêté par un généreux mécène par l’intermédiaire de Beares International Violin Society et un violon de Matteo Goffriller de 1736 généreusement prêté par Gabriele Forberg-Schneider ainsi qu’un archet de Charles Tourte (Paris, XIXe siècle) prêté par Gabriele Forberg-Schneider. 

Gabriel Le Magadure joue sur deux violons: L’ « ex-Baron Rothschild Peter Guarneri of Venice », un prêt de la Miller-Porter Collection par la Beare’s International Violin Society, et un violon avec une étiquette de Guarneri environ 1740 généreusement prêté par Gabriele Forberg-Schneider et un archet de Dominique Pecatte (vers 1845), également prêté par Gabriele Forberg-Schneider.

​Marie Chilemme joue sur deux altos: un alto Antonio Stradivarius de 1734, le « Gibson », généreusement prêté par la Stradivari Foundation Habisreutinger, et un alto de Marcellus Hollmayr, Füssen (1625), un prêt généreux de Gabriele Forberg-Schneider.

​Yuya Okamoto joue un violoncelle de Giovanni Grancino, conçu à Milan en 1682.

photo : Julien Mignot

Stéphanie Huang

Lauréate du Concours musical international Reine Elisabeth de Belgique 2022 où elle remporte également les deux prix du public (le prix Canvas-Klara et le prix Musiq3), Grand Prix du Concours international de violoncelle Suggia 2015 à Porto, Premier Prix du Concours international de la Società Umanitaria 2021 à Milan, nommée Révélation ADAMI Classique 2021 en France, Stéphanie Huang a marqué son parcours musical par sa passion et son sens du perfectionnisme.

En janvier 2025, elle rejoint l’Orchestre de Paris au poste de premier violoncelle solo. Elle est également professeure au Koninklijk Conservatorium van Brussel depuis septembre 2024.

Elle a joué en soliste avec l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg, l’Orchestre Symphonique de Mulhouse, le Munchner Rundfunkorchester, l’Orquestra Sinfonica do Porto, le Brussels Philharmonic, l’Orchestre National de Belgique, l’Orchestre de Chambre de Wallonie, sous la direction de Renaud Capuçon, Augustin Dumay, Pierre Dumoussaud, Michael Sanderling, Stéphane Denève, Joana Carneiro, James Feddeck. Elle joue régulièrement dans de nombreux festivals nationaux et internationaux (Evian, Deauville, La Roque d’Anthéron, Biot, Verbier, Gstaad, Bruxelles, Schiermonnikoog, Helsinki…) avec Renaud Capuçon, Sylvia Huang, Paul Zientara, Anna Agafia, Gérard Caussé, Guillaume Bellom, Keigo Mukawa… 

Née en Belgique dans une famille de musiciens, Stéphanie Huang commence le violoncelle dès son plus jeune âge. Elle a remporté un premier Prix au Concours Dexia et fait ses débuts à l’âge de douze ans au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles dans les Variations sur un thème rococo de Tchaïkovsky. Après avoir obtenu en 2017 sa licence au Koninklijk Conservatorium de Bruxelles avec Jeroen Reuling, elle a poursuivi ses études avec Marc Coppey et Emmanuelle Bertrand (musique de chambre) au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, et Gary Hoffman (Chapelle Musicale Reine Elisabeth) avec de nombreuses récompenses (fondations Spes, Meyer, Kriegelstein, Safran, Banque Populaire).

Stéphanie Huang est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2023 au sein de l’Ensemble Adélie.

Elle joue sur un violoncelle Jean-Baptiste Vuillaume généreusement prêté par le Fonds de Dotation Adelus.

photo : Caroline Doutre

Adrien La Marca

Reconnu par The Financial Times comme « un pur talent » et décrit par Le Monde comme « le nouveau héros de l’alto », le jeu d’Adrien La Marca est caractérisé par une profonde expression alliée à une maîtrise instrumentale survolant tous les répertoires. Sa richesse sonore unique combinée à une présence charismatique naturelle créent une connexion émotionnelle immédiate avec son public.

Adrien se produit régulièrement avec des orchestres tels que le Philharmonique de Radio-France, Orchestre National de France,Polish National Radio Orchestra, Hong-Kong Sinfonietta, Capitole de Toulouse, Les Siècles, Insula Orchestra, Orchestre Philharmonique Royal de Liège, Orchestre National de Metz.

2014 est un tournant important de sa vie musicale: il remporte le titre de Révélation Soliste instrumental de l’année aux Victoires de la Musique. En 2016, Rolando Villazon l’invite dans son émission sur ARTE « Les Stars de Demain » et la même année il sort son premier album « English Delight », paru chez la Dolce Volta et récompensé notamment d’un Diapason d’Or, 4FFFF Télérama, choix de The Strad et Gramophone, et acclamé unanimement par la presse.

Adrien est régulièrement invité en récitaliste et musique de chambre à la Philharmonie de Paris, Wigmore Hall, Auditorium de Radio France, Amsterdam Concertgebouw, Berlin Konzerthaus, Vienna Musikverein, Auditorium du Louvre, Schloss Elmau, Théâtre des Champs-Elysées, Théâtre de la Ville de Paris, Salle Gaveau. Il est invité dans des festivals tels que le Festival de Salzburg, Festival de Pâques d’Aix-en-Provence, La Folle Journée, Jerusalem Festival, Intonations Berlin, Mecklenburg Vorpommen, Schubertiades Hoenems, Schwarzenberg Festival…

En 2016, Adrien devient le premier musicien classique à recevoir la prestigieuse bourse de la « Fondation Lagardère ». Il est également lauréat des fondations « Banque Populaire », « L’Or du Rhin », et « Safran ». Adrien a gagné de nombreux prix importants dans des concours internationaux tels que William Primrose, Lionel Tertis, Felix Mendelssohn et Johannes Brahms Competitions.

Né dans une famille musicale, Adrien commence le piano à l’âge de quatre ans, puis l’alto à six ans à Aix-en-Provence. Il rentre premier nommé au Conservatoire de Paris à l’âge de seize ans où il se forme auprès de Jean Sulem. Il complète ensuite sa formation en Allemagne avec Tatjana Masurenko et Tabea Zimmermann à Leipzig et Berlin. Pendant ses études, Adrien est régulièrement invité dans des Académies musicales où il a l’opportunité de travailler et jouer avec des musiciens tels que Seiji Ozawa, Valery Gergiev, Gidon Kremer, Andras Schiff et Menahem Pressler.

Son premier album, English Delight, paru en 2016 pour le label La Dolce Volta fait l’unanimité de la presse et obtient les récompenses de Diapason d’Or, FFFF Télérama, coup de cœur FNAC et coup de cœur Radio Classique. Son dernier album, « HEROES », avec Christian Arming et l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège, met en valeur l’héroïsme de l’alto, dans des pièces telles que le Concerto de Walton, Roméo et Juliette de Prokofiev, ainsi qu’une création du compositeur belge Gwenaël Mario Grisi, qui a composé son concerto pour Adrien. (Paru en version numérique chez La Dolce Volta en avril 2020).

Adrien La Marca est artiste associé de la Fondation Singer-Polignac.

photo : Marco Borggreve

Quatuor Arod

Quel est donc cet Arod ? Un compositeur oublié, une ville mythique, un mystérieux acrostiche ? Pas du tout. Le Quatuor Arod s’est donné comme figure tutélaire un cheval imaginé par Tolkien dans Le Seigneur des Anneaux. Symbole de force et de fougue (son nom signifie « agile, rapide »), il incarne aussi un esprit de liberté et de compagnonnage puisqu’il est monté à cru, sans rênes, par l’elfe Legolas.

Cette communauté de l’archet naît en 2013 au Conservatoire de Paris. Tous les membres du quatuor y ont étudié, bénéficiant notamment de l’enseignement de Jean Sulem. D’abord groupe d’élèves cherchant à poser les doigts sur de belles pages du répertoire, l’ensemble choisit comme galop d’essai le concours de la FNAPEC, qui a couronné quelques grands comme les quatuors Modigliani et Ysaÿe. Le Quatuor Arod y remporte le plus haut prix (2014), ce qui lui ouvre les portes de la résidence ProQuartet – Centre européen de musique de chambre.

Travaillant au Conservatoire avec le Quatuor Ébène, puis de façon très régulière avec le Quatuor Artemis à la Chapelle Musicale Reine Élisabeth de Bruxelles, le quatuor se donne un nouveau défi ambitieux avec le Concours International de Musique de Chambre Carl Nielsen à Copenhague de 2015. Pour le préparer au mieux, il se tourne vers celui qui devient son véritable mentor : Mathieu Herzog, altiste du Quatuor Ébène devenu chef d’orchestre. Avec lui, il affine sa technique et sa musicalité mais apprend aussi à mieux apprivoiser un quotidien constamment partagé. Ce concours abordé avec sérénité et plaisir demeure l’un des grands souvenirs d’Arod, qui y remporte le Premier Prix et deux Prix d’interprétation.

Lorsque le quatuor décide de s’attaquer à l’Everest des concours, l’ARD de Munich, c’est tout naturellement que Mathieu Herzog revient lui mettre le pied à l’étrier. Le travail et l’audace paient puisqu’il remporte le Premier Prix, récompense suprême accordée sept fois seulement entre 1959 et sa victoire en 2016. Du haut de ses trois ans, il marche ainsi dans les pas de ses maîtres lauréats avant lui, les Quatuors Tokyo, Artemis et Ébène.

Poussé dans la lumière par ce coup d’éclat, le Quatuor Arod nommé BBC New Generation Artist de 2017 à 2019 et ECHO Rising Star pour la saison 2018-2019 poursuit sur sa flamboyante lancée. Cinq ans seulement après ses premiers accords dans une salle de répétition du Conservatoire, il est demandé sur tous les continents et dans les plus prestigieuses salles de concert : Philharmonie de Paris, Wigmore Hall de Londres, Philharmonie de Berlin, ElbPhilharmonie de Hambourg, Concertgebouw d’Amsterdam, Bozar Bruxelles, Oji Hall de Tokyo et pas moins que le Carnegie Hall de New York pour sa première tournée aux États-Unis.

De Gramophone au Monde en passant par The Strad et Diapason, les critiques saluent aussi bien la rare énergie du Quatuor Arod en concert que la qualité de ses enregistrements, le premier consacré à Mendelssohn, le second créé comme un kaléidoscope musical dont le centre est Mathilde Zemlinsky, le troisième autour de Schubert, et le dernier autour de la musique française : Debussy, Ravel, Attahir.

En 2023 sort en parallèle un documentaire sur leur vie « Ménage à Quatre », par l’immense Bruno Monsaingeon, qui dépeint un portrait drôle et intimiste des Arod.

Le quatuor se fait volontiers le complice d’artistes comme Elsa Dreisig, Adam Laloum, Antoine Tamestit, Alexandre Tharaud et Camille Thomas. Plus que simple interprète, il se fait aussi moteur de la musique de demain : il crée en 2017 Al Asr, premier quatuor à cordes de Benjamin Attahir, qu’il a commandé avec La Belle Saison et ProQuartet.

Le Quatuor Arod a été en résidence à la Fondation Singer-Polignac de 2015 à 2022.

1er violon – Jordan VICTORIA (Violon de Francesco Goffriller)
2ème violon – Alexandre VU (Violon de Giovanni Battista Guadagnini)
Alto – Tanguy PARISOT (Alto composite Carlo Ferdinando Landolphi, Pietro Giovanni Mantegazza – 1775)
Violoncelle – Jérémy GARBARG (Violoncelle de Giovanni Battista Ruggieri  – circa 1700)

photo : Julien Benhamou